9 septembre ; 6ème jour à cheval

Et c’est reparti ! Vers 10 heures … comme d’hab’ !Nous reprenons notre progression d’altitude (toujours au dessus de 3.000 mètres d’altitude) de vallées en traversées de rivières. Nous faisons route au nord-ouest maintenant …

Mais le vent se lève et la météo devient capricieuse. Un grain menace mais nous l’évitons, puis le ciel s’éclaircit de nouveau.

Nous passons près d’installations de bergers sous yourte. Ceux-ci nous rendent visite quelques instants ou nous accompagnent un bout de chemin. Les visites doivent être rares ! L’équipe nous trouve un endroit à l’abri du vent pour piqueniquer sous un ciel radieux !

Et, malgré la météo incertaine, nous nous offrons une petite sieste. Mais l’après-midi est plus délicate ! Si nous évitons encore le deuxième grain, nous allons bien nous faire « rincer » par le troisième ! Vive les ponchos ! Au creux d’une vallée, nous allons même rencontrer quelques arbres ! Ça fait du bien… L’endroit parait sympa pour bivouaquer, mais nous poursuivons notre route. Vers 17 heures, nous arrivons près d’une installation de berger qui nous accueille chaleureusement. A manger sous la yourte, j’oserais dire : »bien sûr », mais aussi à y dormir ! Pour les filles seulement, bien évidement !

 

Donc, montage des tentes … mais pas de la tente mess. Les palefreniers montent une tente un peu grande pour accueillir aussi le berger, car seule sa femme pourra dormir sous la yourte réservée donc aux femmes, et aux enfants.

Avec le vent et la pluie, nous sommes noirs comme des charbonniers. Je me trempe donc dans le ruisseau pour éliminer toute cette crasse, heureusement il ne fait pas trop froid, malgré les 3.000 mètres d’altitude.

Mais ce soir, après un repas normal concoctée par notre excellente traductrice/interprète/guide/intendante/cuisinière … on se fait un barbecue ! De nuit, dans le froid ! Cela ne me motivait guère au départ. Des brochettes une demi-heure après le repas, dans le froid … j’étais pas chaud !

ERREUR ! On a passé une super soirée soirée, à chanter, à rire et à manger les excellentes brochettes !

 

Les 7 photos du jour

7 Septembre ; 4ème jour à cheval.

Ah ben voilà une belle journée ! Lever matinal sous un ciel absolument limpide ce qui nous vaut une température « fraîche fraîche ». L’eau de ma gourde est gelée … Après les habituels préparatifs, départ à peine après 10 heures. J’ai échangé mon cheval « Robert » avec celui de Raquel vu qu’elle monte mieux que moi. Et cette nouvelle monture est bien plus agréable et volontaire ; dorénavant, il s’appellera « Roger » !

Si vous observez le tracé ci-dessus, vous verrez que l’on quitte définitivement l’ennuyeuse dépression du lac Tchatyr Koul pour nous enfoncer vers l’ouest dans la partie nord/sud des monts Ferghana.

Dans un décor de rêve, nous traversons des rivières encaissées entre des talus de limons.

Le décor change toute les demi-heures ; c’est un régal. Par contre il y a du vent et nous sommes toujours au-dessus de 3.500 mètres d’altitude.

En fin de matinée, nous remontons une longue vallée jusqu’au col à près de 4.000. De très loin, nous apercevons quelques mouflons locaux appelés « Marco Polo ». Mais aussi, nous assistons à l’improbable spectacle d’une harde de chevaux en liberté en pleine cavalcade, dérangés qu’ils sont, par notre présence. Merci à l’équipe de nous avoir trouvé un endroit abrité pour piqueniquer à midi juste sous le col ! Après le repas nous franchissons le col. Il est trop raide pour que nous restions en selle, donc nous redescendons à pied en tenant nos montures par la bride.

Les vallées et les cols se succèdent, c’est juste magnifique ! Nous passons encore un col délicat dont nous effectuons de nouveau la descente à moitié à pied. Je me sens de mieux en mieux à cheval. Nous nous permettons quelques galops de temps en temps qui offrent de jolies sensations ! Le plaisir l’emporte sur les petites frustrations.

La pente herbeuse qui nous sert de bivouac ce soir est assez « rock n’roll » … ma nuit, ça va être « space mountain » ! Par contre, cette faste journée a détendu tout le monde et la soirée sous la tente mess fût mémorable, en particulier grâce à Taco qui chante très bien ! Une journée mémorable qui relègue très loin le spleen et l’agacement de ces deux derniers jours !

Les photos du jour

 

Un récapitulatif photo des derniers jours :

Photos de la 2eme semaine

5 Septembre ; le long du lac

Ce matin, le vent s’est calmé et il fait grand beau ! De ce fait, l’endroit du bivouac à l’air bien plus sympa ! Les préparatifs après le petit-déjeuner sont un peu long et c’est ainsi que nous partons à cheval vers 10 heures.

Nous allons passer toute la journée avec le même paysage le long du lac Tchatyr Koul avec vue sur la chaîne de Ferghana qui nous sépare du Tian-Shan chinois. J’ai du mal a accepter les contraintes de l’exercice « rando à cheval ». Je ne vais pas en refaire la liste, mais cela ajouté à la monotonie du paysage…

Heureusement, à la pause de midi, Pierre-Alexandre, Raquel et moi, sommes allés faire une petite ballade d’une demi-heure au pied des falaises qui nous surplombaient. Bonheur de retrouver la liberté de mouvement, celle de pouvoir poser ses pieds où bon me semble.

2ème jour de randonnée équestre au bord du lac Tchatyr koul

 

L’après-midi, de nouveau deux heures et demi en selle. Sans pouvoir prendre de photo correctement, sans boire, sans même pouvoir faire p…i ! Ce soir, je suis très tendu a me demander si je vais tenir 7 jours ainsi ! Parce que la journée a été longue, très longue ! Nous avons effectué 30 kilomètres quand même !

Heureusement la chaleur de la lumière du soir est un régal ! On doit être en dessous des 4.000 Kelvin ! Voyez vous-même avec les

… photos du jour

4 Septembre ; 1er jour de randonnée équestre.

Le réveil est matinal. Je monte sur les pentes surplombant le camps de Tash Rabat. La lumière est splendide.

Tash Rabat

 

Pendant que les chevaux de bât sont chargés, vient le moment de s’adapter à nos montures. Le mien semble obéissant et volontaire. Je l’appelle « Robert ». Nous partons en remontant la vallée ce qui nous fait passer devant le caravansérail dont la façade est face au soleil du matin.

Départ de notre semaine à cheval

 

Cette vallée est longue, très longue. Je me rends vite compte que sur le dos du cheval, les contraintes sont multiples ; il est très difficile d’accéder aux sacoches, donc difficile de prendre des photos, de se ravitailler, de boire, de prendre ses lunettes de soleil ou le baume pour les lèvres, d’admirer les fleurs au bord du chemin … Après 2 heures de chevauchée, nous piqueniquons au pied du col que nous devons franchir. Nous sommes à 3.600 mètres d’altitude, il fait frisquet, le vent s’est levé.

Après le repas, nous entamons la montée vers le col. Je suis impressionné par le pas sûr de nos chevaux dans le pierrier en devers qui conclue la montée. La vue depuis le col n’est pas extraordinaire d’autant plus que la météo s’est détériorée. Le GPS indique 4.020 mètres. Ce sera le point culminant de notre semaine équestre. La descente est trop abrupte pour que l’on reste sur les chevaux. Nous remontons en selle sous un ciel gris et même des averses de grésil.  Nous sommes en vue du lac Tchatyr Koul. Très vite nous arrivons à l’endroit de notre premier bivouac pas bien loin du lac.

Nous bivouaquerons auprès de la yourte. Le lac Tchatyr koul au fond.

L’endroit parait sinistre sous le ciel bas de cette fin d’après-midi. L’une d’entre nous est méchamment malade. Nous montons les tentes dans les bourrasques de vent ce qui pose problème avec la tente mess. Avantage d’être le doyen et aussi d’avoir prévenu que je ronfle, je suis seul dans ma tente et seul aussi pour la monter ! La tente mess est une sorte de serre, difficile a monter mais surtout qui laisse passer le vent par le bas. Il faut empierrer les bavettes pour que cela reste acceptable. Il n’y a pas d’éclairage prévu, nous nous éclairons donc mutuellement avec nos frontales.

Le tracé de la journée :

Les 5 malheureuses photos du jour.