Alentejo ne déçoit pas.

D’abord, ce matin le ciel est limpide ! Avec le vent d’hier, ce n’est pas étonnant ! Je vais prendre ma dose de sucre à la pâtisserie pour le petit-déjeuner et ça roule ! J’ai des kilomètres à faire aujourd’hui ! (200 environ).

Je quitte donc Mertola pour Alqueva. La route est splendide. C’est peut-être la première fois que ce n’est pas montagneux. Je roule lentement pour m’arrêter prendre des photos sans faire fumer les pneus !

Sur la route entre Mertola et Beja

Il y a des chênes lièges magnifiques, des oliveraies et après Beija, des vignobles. Je fais un détour par Alqueva, petit village sympathique. Le calme de la campagne un samedi matin. Le bruit des cloches, des sonnailles, les gens qui s’interpellent et discutent au milieu de la rue. Tellement peu de voiture qui circulent ! Alqueva est aussi la commune sur laquelle a été construit un barrage qui forme une vaste étendue d’eau.

Barrage d’Alqueva

Direction Reguengos de Monsaraz … rien à voir. Et surtout Monsaraz. Un village médiéval magnifique perché sur un éperon rocheux – bien sûr – dominé par une forteresse – bien sûr. Pour ceux qui ont de la mémoire, j’ai déjà évoqué le Roi Alphonse, fondateur de l’empire. Son fils Denis 1er consolida celui-ci en faisant édifier une ligne de défense dont ce château faisait partie. Il a donc été bâti en 1310. Ce village, un peu touristique est vraiment très agréable.

Monsaraz

Je reprends la route pour voir, juste à coté, des cromlech et des menhirs. Il y en a partout dans la région !

Menhir près de Monsaraz

Puis la route pour atteindre Évora vers 15h30. Évidemment des difficultés de stationnement et surtout la queue à l’hôtel pour récupérer ma chambre. Celle-ci est triste à mourir, les meubles sont cassés ! Je change pour une chambre sans rideau et sans couverture ! Heureusement qu’ils n’ont plus de place pour demain, je serai heureux de changer « de crémerie » !

Par contre, un bon Wi-FI !

Les photos du jour

Je quitte l’Algarve pour l’Alentejo

Pour tout dire, en préparant ce parcours, je « comptais » beaucoup sur le Parc national de Peneda-Gerês ET sur l’Alentejo ! Mais aujourd’hui la météo est capricieuse, venteuse. Et il me reste à visiter Tavira aux commentaires tellement flatteurs dans les « bouquins » … Je trouve à me stationner juste sous la château que je visite en premier. C’est une ancienne citadelle maures dont il ne reste plus que les remparts avec un gentil jardin à l’intérieur. Il y a trois églises à visiter à Tavira, celle juste à coté du château n’est pas encore ouverte. Je continue donc ma flânerie jusqu’au centre animé, en particulier la « Praça Da Républica », au bord du fleuve où aboutit le pont dit « romain ». S’il y a eu un pont romain, celui-ci date du 17ème siècle. Quand Tavira était prospère, c’est sur cette place que se tenait le marché aux poissons et aux esclaves.

Je vais visiter ensuite la « Igréja da Misericordia » ; très jolie, relativement sobre avec de jolis azuléjos.

Des 3 églises réputée de Tavira, c’est la seule que j’ai trouvé jolie. Les autres, faute de moyens après le tremblement de terre de 1755 furent rénovée « à l’économie » !

Je remonte vers le château et visite l’église voisine qui ne présente aucun intérêt. Le sud du Portugal a été dévasté en 1755 par un tremblement de terre très puissant. Toutes les églises ont été détruites … et n’ont pas toujours été reconstruites avec le lustre d’antan car les moyens se mirent à manquer.

Et voilà … Moi qui pensais passer une grande partie de la journée à Tavira, à 10h45, je suis au volant pour quitter l’Algarve vers Mertola. Je suis à 1.800 kilomètres de chez moi, maintenant, je ne vais faire que me rapprocher ! Donc, une bonne heure de route à travers des paysages sauvages et âpres. La météo changeante donne parfois des lumières étonnantes. L’idée, depuis Mertola, était d’aller faire une jolie balade pour profiter du Parque Natural Do Vale Do Guadiana au cœur duquel est juché Mertola. Mais la météo empire, aucune envie de lutter contre le vent et parfois la pluie ! Et puis, à Mertola il y a à faire ! Je me mets en quête de ma chambre d’hôtes et là ce fût l’angoisse ! C’est une ville médiévale en pente, pas toujours bien pavée, pas du tout faite pour ma voiture. Je me fais des sueurs pour passer des endroits où le train arrière patine sur les pavés. Parfois, je descends de voiture pour aller voir si ça passe ! Mais j’y suis arrivé !

Pour arriver à la chambre d’hôte peinte en orange et blanc !

Il est trop tôt pour récupérer la chambre, je pars donc à la visite de cette petite ville extraordinaire ! J’ai même droit à quelques éclaircies pour faire des photos. Je visite le château, c’est encore un peu la même chose … construction maure mais sur des bases romaines cette fois ! Je calme mon estomac avec une pizza immonde et reprend ma visite. Il y a quelques jolis musées parait-il. En passant devant l’office de tourisme, j’apprends qu’ils sont tous fermés ! Beaucoup d’entre eux, trop exigus, ne peuvent suivre les normes Covid19 ! Ben voilà !

Mertola

A 16h00 je suis dans ma chambre ! A 18h00, mon travail sur les photos est terminé, plus qu’a les « envoyer » par Wi-FI … Ben non ! Wi-Fi trop faible !

Donc, les photos vous les aurez demain … si tout va bien

Ou alors … vers 18h45, un « filet » de Wi-Fi me permet de charger les photos … en 2 heures ! Je vais me faire un restau pour me calmer et reviens à 22 heures pour mettre en ligne !

On a pas une vie facile !!

Les photos du jour

Arrière pays de l’Algarve

(Rappel : les abonnés qui me lisent sur leur boite mail, ne bénéficient pas de toutes le fonctions du site …)

 

Je savais la journée « chargée », j’étais donc sur la route dès 8h40.

Pour m’écarter des zones touristiques trop fréquentées et trop urbanisées. Direction nord-est pour me rendre dans un petit village recommandé par « gotoportugal ». La route pour s’y rendre m’aurait rendu malade si ce n’était pas moi qui conduisais ! Donc, Alte est un village sympa, rien de plus.

Dans l’arrière pays de l’Algarve à Alte

A 9 kilomètres de là, il y a une belle balade à effectuer au « Rocha Da Pena ». Juste sur le parking du départ, deux françaises qui viennent d’en terminer m’en disent le plus grand bien ; 10h30, c’est parti ! Une belle balade en effet sur un promontoire qui domine tous les environs. Il y a même une vue jusqu’à l’océan.

Balade au Rocha da Pena

Coté végétation, c’est presque la même que dans les calanques de Cassis. Beaucoup de « terra rossa », cette argile rouge de décalcification si caractéristique. Au sommet, des vestiges de remparts datant de l’âge de fer. A 12h30, je reprends la voiture pour visiter Loulé, le chef-lieu de cette région. D’abord je me restaure un peu, parce que j’en ai marre de sauter mon repas de midi ! Sinon, Loulé, c’est mignon comme tout ! Le château ne se visite pas, par contre au début du 20ème, ont été construites des halles en style « art nouveau » qui valent le détour.

Bel exemple d’architecture « art nouveau » de 1908 ; le marché municipal.

Vu aussi une petite chapelle du 17ème, très jolie !

Les azulejos sont eux, du 19ème !

C’est a ce moment que j’ai décidé de ne pas visiter Tavira aujourd’hui. C’est parait-il très joli et je n’ai pas envie de le visiter au pas de course ! Il faudra que je revienne un peu sur « mes pas » depuis Monte Gordo où mon hôtel m’attend. Mais je prends le temps d’aller voir le littoral lagunaire au sud de Porto. Et ce fût encore insupportable ! Le littoral totalement envahi de résidences sur la plage, les parkings bondés … que je n’ai pas pu descendre de voiture ! Heureusement que j’ai du temps à perdre ! Voilà, 40 minutes plus tard je prenais possession de ma chambre d’hôtel sans âme … mais pas chère ! A quelques encablures de l’Espagne.

Les photos du jour

Ébloui !

Si, hier, j’ai décidé de rester à Portimao une nuit de plus, c’est que j’avais le sentiment de me précipiter quelque peu ! En effet, pour de sombres histoires d’hôtel, j’étais passé à côté de Lagos qui semble mériter qu’on s’y attarde. Donc, dès ce matin, je reviens un peu sur mes pas pour aller voir le cap au sud de Lagos ; Ponte Da Piedade.

Mais quelle splendeur ! Je ne m’attendais pas à ça. Des falaises sculptées dans des roches multicolores aux formes ahurissantes ! Genre Bryce Canyon (pour ceux qui connaissent) au bord de l’eau !

Ponta da Piedade, au sud de Lagos

Du coup, j’y ai passé plus d’une heure. En me demandant si toute la côte de l’Algarve était ainsi …

Mais à Lagos, il y a aussi une belle église. J’ai bien tenté de la visiter, mais le centre historique est infernal, la circulation pénible… j’ai abandonné ! Cap au nord, dans les terres, vers Silvès. Une ancienne capitale locale – du temps des Maures – à cause de sa position stratégique. Pas facile de stationner là aussi ! Ce qui étonne en premier lieu, c’est la couleur rouge/brunâtre des murailles.

Au début du 2ème millènaire, sous l’ère Maure, Silvès était aussi propère que Lisbonne !

Ensuite, c’est qu’il ne reste pas grand-chose à l’intérieur de l’enceinte. En 1249, quand les Maures ont perdu, tout, ou presque a été rasé. La « Sé », juste à côté est en rénovation !! Je fais un petit tour dans les ruelles du vieux centre avant de retourner voir cette côte étonnante. J’avais coché quelques plages à voir reliée par un GR. J’y vais un peu au hasard et c’est la même surprise. Une splendeur. J’ai eu énormément de mal à trier les photos, j’ai mitraillé comme un fou !

Praia de Mesquita

Après 2 heures de balade, pas vraiment rassasié, j’ai tenté de refaire une incursion en haut de la falaise à quelques kilomètres de là. Je me suis heurté à la villégiature de luxe qui empêche l’accès au littoral. J’ai eu bien du mal à trouver une brèche pour m’immiscer en haut de la falaise. Pour tout dire, ce ne fût pas une réussite. Beaucoup moins beau et comme le soleil s’était voilé …

Je fais un passage par LA plage de Portimao. Il n’y a que ça à voir ici. C’est une station de bord de mer sans aucun intérêt avec des barres d’immeubles immondes !

Et voilà ; 16h00, sous la douche !

Les photos du jour

Latitude Tunis, longitude Limerick

Je quitte ma chambre en catimini, laisse la clé sur le lit et vais prendre un petit-dèj’ à la pâtisserie d’en face. Et c’est parti vers le sud ! Encore. Pour parvenir à des latitudes africaines. Je vais passer au sud de la latitude de Tunis !

Il fait beau, il fait frais, tout baigne ! A 8 kilomètres de VN de Milfontès, j’arrive à 09h00 à la plage d’Almograve où j’ai prévu une ballade en boucle de 9 kilomètres. Le lieu est superbe, la lumière magnifique et je suis quasiment seul. Quelques marcheurs sont déjà à l’œuvre, ou presque. Pas des « clampins » comme moi, mais ceux qui parcourent le chemin Sao Vicente. 120 kilomètres le long de la côte de VN de Milfontès au phare de Sao Vicente … où je me rendrai tout à l’heure … en voiture … la feignasse !

Ballade matinale au départ de la plage de Almograve

A cet endroit, la côte est splendide, je découvre des plages désertes magnifiques, le rêve ! Le retour à l’intérieur des terres est moins enthousiasmant. Je retrouve ma voiture vers 11h30. Je grignote ce que j’ai acheté ce matin et continue ma descente vers le sud. Par des routes improbables, j’arrive à Zambujera Do Mar, un joli petit village perché sur sa falaise ; une grosse grosse envie d’y rester tellement l’endroit est paisible.

Zambujeira do Mar

Mais je veux profiter à fond de cette côte exceptionnelle. Alors je continue pour « dénicher » la praia da Amélia. Les routes laissent place à des chemins poussiéreux que les locaux empruntent à haute vitesse. Un parking de 8 places et un chemin qui descend du plateau à la fameuse plage. Elle est belle, c’est incontestable. Mais ce que n’évalue jamais un « guide-book » c’est le temps investi, la fatigue des amortisseurs ! Bref, est-ce que ça valait vraiment le coup …. la réponse est non ! Et là, je me rends compte que l’hôtel de ce soir n’est pas tout près. Donc, j’arrête mes excursions et me rend directement tout au bout de cette côte ; Sagrès et le phare Sao Vicente ! C’est un bout du monde ! Certes touristique, mais qui laisse une impression d’être allé au bout. La forteresse de Sagrès … comment dire … faut pas y aller. Ou alors, juste pour voir des pêcheurs lancer leur ligne 80 mètres au-dessus de la mer !

Fort de Sagrès

Au phare j’ai assisté à un petit phénomène rare : une trainée d’avion (contrail pour les puristes) et son ombre en contre-jour !

Phare de Sao Vicente. Un contrail avec son ombre !

Sinon, les vues sur les côtes, vers le nord et vers l’est sont spectaculaires.

15h30, encore une heure de route pour rejoindre l’hôtel à Portimao. Cela fait beaucoup de route aujourd’hui, je vais donc dormir ici une deuxième nuit, histoire de lever le pied un peu !

 

Les photos du jour

Les romains étaient à Troia !

Je n’ai plus fait de visualisation du parcours depuis un certain temps. (C’est laborieux !). Alors pour débuter cette quatrième semaine, je vous montre le parcours déjà effectué depuis le début avec l’extension du jour, tout au sud.

 

En prenant mon petit-déj’ au 5ème étage de l’hôtel de Sétubal, mon regard est attiré par un bateau vert pomme qui quitte le port … et qui ressemble fort à un ferry ! Hors, je dois aujourd’hui faire tout le tour de l’estuaire avant de poursuivre vers le sud et entrer dans l’Algarve. Je reviens à ma chambre et défais vite mes bagages pour ressortir l’ordinateur et vérifier l’info ! Ben oui ! Un ferry relie Sétubal à la presqu’île de Troia ! Et le prochain part dans 45 minutes. J’expédie le check-out et me rend au port qui en fait est tout près. La traversée coûte quand même 17 euros ! Et je patiente 25 minutes en attendant le départ. J’en profite pour regarder d’un peu plus près ce qu’il y a à voir sur cette presqu’île de Troia  l’allure étrange. Il y a des ruines romaines …

Départ de Sétubal en ferry

Je débarque du ferry et me dirige vers la pointe nord de la presqu’île. Ce faisant, je passe devant l’accès aux ruines qui encore condamné, mais il n’est pas 10 h, tous les espoirs sont permis ! Cette presqu’île de Troia est un refuge pour SDF ! Lire « Sans Difficultés Financières » ! Un vague souvenir de Hilton Head en Virginie. Tout est barricadé ou caché derrière de hautes haies. Les pelouses sont arrosées sans cesse et tondues avec soin. Et tous les volets sont clos !

Je refais donc la route en sens inverse et arrive à l’entrée des ruines romaines … ouverte ! Après plus de 2 kilomètres de chemin incertain (je n’ai pas la bonne voiture !) j’arrive au bout de cette petite presqu’île de la presqu’île de Troia. Les ruines ne sont pas bien grandes mais assez intéressantes. Je vous laisse voir les photos. J’y suis tout seul, je profite du moment, il fait beau, l’air est calme et frais, le lieu reposant.

La seule habitation retrouvée …

Et je repars plein sud jusqu’à Comporta. Une belle plage océanique et un beau village qui naguère exploitait le riz. A mi-chemin de Vila Nova de Milfontès, ma destination du jour, je traverse une immense zone industrielle dédiée aux hydrocarbures ; Sinès. Et j’arrive à VN de Milfontès vers 12h30. Une bourgade charmante au bord de l’océan, touristique certes, mais pas trop. Trop tôt pour prendre possession de ma chambre, je tourne un peu dans le village et décide de prendre mon temps. La ballade, toute proche, je la ferai demain. Puis j’ai un mal fou à trouver un restau ! Si j’en trouve un, mais ma tête ne doit pas plaire au serveur ! Après une demi-heure de patience – c’est long ! – je repars sans qu’il m’ait adressé un regard ! Je finis dans un établissement à hamburger !

Et je vais faire des photos du village avant de prendre ma chambre à 15h30 !

Les 17 photos du jour

Journée empreinte de dinosaure

Ce n’est pas très agréable ces « chambres d’hôtes » ! Il faut téléphoner en arrivant pour payer en échange de la clé. Jusqu’alors, je n’ai jamais été enthousiasmé par ladite chambre. On ne voit personne (sauf à Viana) et le matin on part comme un voleur en laissant la clé sur le lit. Quand tout cela se passe sous la pluie, comme ce matin, cela met d’humeur morose ! Bref, je prends mon petit-déj’ dans une pâtisserie et part plein sud. Donc, je traverse Lisbonne qui ne fait pas partie de mon parcours puisque je l’ai déjà visitée.
Alors que le ciel s’illumine, je parcours une belle petite route « landaise » jusqu’au cap Espichel. Seul inconvénient : des dizaines et des dizaines de motards qui me doublent ? Le cap consiste en un vaste plateau rocailleux entouré de falaises calcaires abruptes. Sur ce plateau, il y a un lieu de pèlerinage doté d’une église du 18ème, d’immenses bâtiments vides qui servaient aux pèlerins et d’un immense parking qui sert de rassemblements aux motards ! Ils sont des centaines ! Le lieu est impressionnant et maintenant sous un soleil éclatant.

Au cap Ermichel se dresse Nossa Senhora de Cabo. Une église construite au 18ème sur les lieux d’un ermitage fréquenté par quelques pélerins. Tout le monde sait qu’il faut visiter les églises l’après-midi pour voir leur façade au soleil, puisqu’elles sont orientées ! Celle-ci ne l’est pas ! Je ne sais pas pourquoi !

Une chose m’interpelle ; il est 10h du matin et la façade de l’église et au soleil ! Ce qui n’arrive jamais (ou presque) puisque les églises chrétiennes sont orientées et donc que leur façade est au soleil l’après-midi ! Puisqu’il n’y a aucune contrainte topographique, pourquoi cette église n’est pas orientée ? Mystère …
Deuxième chose à voir sur ledit plateau ; le phare. Il date 1790 et consiste en un immense bâtiment blanc immaculé.
Et l’acmé du lieu ; il y a ici des empreintes de dinosaure ! Bon ce n’est pas spectaculaire en photo mais passer du mythe du « dino » vu des dizaines de fois en dessin animé, matérialisé en plastique rose et cheveux bleu par Mattel (merci les filles !! 🙂 ) à une trace concrète et tangible de leur existence, c’est émouvant !

Vue plus large du site.


Ils ont marché dans la boue d’une lagune il y a des millions d’années, leurs traces ont été couvertes par la mer, fossilisées par la pression. Quand le millefeuille de sédiments s’est redressé, les couches supérieurs ont glissé et coucou, voilà les traces des dinosaures !
Midi ; étape suivante, le massif d’Arrabida. Une chaîne côtière est/ouest près de Sétubal. Encore une toute petite route où il est bien difficile de s’arrêter pour admirer les panoramas au nord comme au sud, vers l’océan. Et toujours des motos, des motos ! Mais j’ai encore une rando prévue, pour être peinard pour profiter de ces beaux paysages. Et encore une fois, je n’aurais pas dû faire confiance à Wikiloc ! La rando se fait à moitié sur la route ! Avec les motards ! Je poursuis donc à faible allure sur cette route en corniche avant de descendre jusqu’à une belle plage en contre-bas. Pas de quoi fouetter un chat mais comme il est 13h30, je vais trouver de quoi me sustenter ! Bien essayé ! Après 20 minutes à attendre la carte (et une bière éventuellement), je craque et pars vers Palmela, joli village sur les hauteurs de Sétubal.

Palmela

C’est mignon, pour le classement par l’UNESCO faudra attendre un peu ! Par contre je trouve un super tout petit restaurant tenu par une suissesse et une espagno-portugaise ! Ouff ! J’avais faim.
C’est dimanche, un peu plus de numérique en perspective, donc, à 16H00, je suis sous la douche de l’hôtel ! Aaaahh un hôtel ! Avec des services, des serviettes, de la lumière et des prises électriques ! Et au même prix !

 

Les photos du jour

 

 

Des bâtisseurs fous

Je quitte ma chambre pour rejoindre Mafra – non loin de là –  célèbre pour son palais. Il ouvre à 9h00 … mais à 9h20 l’immense esplanade devant le palais est déserte et battue par le vent du nord. Je vais me renseigner auprès de l’office de tourisme qui n’ouvre qu’à 10h … Argh ! Je cherche à comprendre ce qui se passe et décide d’abandonner. Mais en partant, je passe devant le palais et je remarque un peu de mouvement. Je me re-stationne et me rend de nouveau à l’entrée. Ben, ça ouvre … doucement … il est 9H40. Cet immense palais est assurément l’œuvre d’un mégalomaniaque ; Jean V « le magnanime » ! Il dépensa sans compter l’or brésilien pour faire construire ce palais baroque qui comprend un monastère et une basilique. L’ensemble couvre 4 km². Commencé en 1717 et achevé en 1746, cet ébouriffant édifice en faux marbre est l’œuvre de l’Allemand Friedrich Ludwig.

Jean V dépensa sans compter l’or brésilien pour faire construire ce palais baroque qui comprend un monastère et une basilique. L’ensemble couvre 4 km². Commencé en 1717 et achevé en 1746, cet ébouriffant édifice en faux marbre.

Comme l’Escurial, il s’organise autour d’une basilique. Presque un siècle plus tard, lorsque les Français envahirent le Portugal en 1807, Jean VI et la famille royale s’enfuirent au Brésil en emportant l’essentiel du mobilier. La visite est une donc une longue traversée de salles quasiment vides et avec peu d’explications de surcroît ! Mais la longueur des couloirs !! C’est ébouriffant ! La bibliothèque est par contre spectaculaire !

Je quitte donc Mafra pour Sintra. Sintra, c’est compliqué ! Les édifices remarquables sont logés dans les collines desservis par de toutes petites routes, souvent à sens unique ! Si tu rates l’entrée, tu fais le tour ! Et le tour fait 10 kilomètres ! Chance ! Je trouve à me stationner au pied du « Castelo dos Mouros ». Au pied, au pied …. il y a une bonne demi-heure de grimpette dans la forêt pour arriver à l’entrée. Dans la forêt, c’est presque un parc ! Il y a de multiples accès, ce que je ne savais pas et cela aura son importance ! J’arrive donc aux portes de cette forteresse bâtie par les Maures au Xème siècle sur un piton rocheux dominant l’océan et Lisbonne ! Un vrai régal.

Il n’y a que des remparts mais quelle folie de construire ainsi sur des pentes abruptes ! Je me fais donc les mollets à monter et descendre de tours de guets en chemins de ronde. A la sortie, je trouve le moyen de rejoindre à pied – toujours dans la même forêt – un autre édifice incontournable de Sintra, le plus connu ; le Palais de Pena !

Lonely Planet ; « Ferdinand de Saxe-Cobourg et Gotha, artiste et époux de la reine Marie II, qui devint ensuite Ferdinand II, confia en 1840 à l’architecte prussien Ludwig von Eschwege la construction de cette fantaisie mauresque-manuéline .Véritable débauche d’imagination et de couleurs, le palais est inspiré des châteaux de Stolzenfels et de Rheinstein ainsi que du palais de Babelsberg de Potsdam. L’intérieur est tout aussi éclectique : porcelaines de Meissen, mobilier de style portugais, fresques en trompe-l’œil, et plantureuses nymphes ».

Véritable débauche d’imagination et de couleurs, le palais est inspiré des châteaux de Stolzenfels et de Rheinstein ainsi que du palais de Babelsberg de Potsdam.

Pour tout dire, j’ai trouvé ça dingue ! Et pas de mauvais goût ! C’est romantique, harmonieux, un vrai enchantement !

Et je redescends à ma voiture. Et c’est en redescendant que je m’aperçois qu’il y a des portes d’accès à ce parc boisé, un peu partout. Et donc, je ne sais plus comment rejoindre ma voiture ! J’ai essayé un mauvais chemin pendant 20 minutes – je rappelle que ce n’est pas plat du tout ! – avant de me ravisé. Heureusement, j’avais repéré que ma voiture était stationnée près d’un immeuble en construction et c’est ce qui m’a sauvé. Une bonne âme a très bien compris de quoi je parlais et m’a remis sur le bon chemin !

Cela nous fait donc 3 bâtiments de « ouf ! » . Et le Lonely Planet m’en promet encore un autre, encore plus fou ! Mais il est, lui aussi, au bord d’une toute petite route en sens unique, je n’ai pas pu me stationner … je n’ai pas voulu faire les 12 kilomètres de la boucle pour revenir ! Et voilà comment j’étais à ma chambre à 16h30 !

Les photos du jour

Peniche en pleine mer

J’avais coché une grande boucle de 13 km à faire à pied autour de Nazaré dont le site est magnifique. Mais la réceptionniste  ne veut pas me laisser profiter de ma chambre à mon retour pour prendre ma douche. Je range donc mes affaires dans la voiture et me rend au point du vue prévu, mais en voiture. Non seulement ce n’est pas terrible, mais l’environnement péri-urbain n’engage guère à la ballade ! Nazaré est d’abord un village perché en haut d’une falaise. Le Nazaré que « l’on connait » est en fait la plage de Nazaré. Un funiculaire relie les deux.

Plage de Nazaré le soir. Remarquez le funiculaire, à droite, qui relie Nazaré le haut à la plage de Nazaré.

Il a été initialement installé par l’ingénieur, élève de Gustave Eiffel, qui a aussi installé le renommé ascenseur Santa Luiza de Lisbonne. Et de la haut, la vue est impressionnante ! Puis je vais vérifier en voiture qu’il ne fallait pas faire la ballade à pied et part pour Peniche quelques kilomètres plus au sud. Je fais un détour recommandé par Salir Do Porto et je me demande encore pourquoi … Peniche est une presqu’île qui s’avance dans l’océan. une grande presqu’île dont la petite ville n’occupe qu’une partie. Je pensais finir la journée ici, mais ça manque furieusement de charme. J’hésite beaucoup et vais m’enquerir d’une chambre auprès d’une matrone qui me donne définitivement l’envie de fuir. Il y a bien l’île à 10 kilomètres au large à aller visiter, mais il y a tellement de vent ! Oui, parce que le vent du nord souffle fort ! Cela comporte bien des inconvénients, mais la côte nord de la presqu’île est battue par de grosses vagues sous une lumière d’une extraordinaire limpidité ! Donc, en fin de matinée, je vais faire une partie de cette côte battue par le vent et je reviens manger un plat de moules au bourg. Je repars faire quelques pas sur des rochers spectaculaires où les vagues viennent se briser.

Tout au nord de la presqu’île de Peniche

Le Lonely Planet signale également un petit village, 5 kilomètres au nord de Peniche ; Baléal ! Particularité, ce village est installé sur une mini presqu’île accessible par un isthme. Et ça m’a sauvé la journée ! Un petit paradis … de petites ruelles blanches, des volets colorés, un vent qui pousse les kite-surfs, un petit port de barques, une chapelle immaculée … QUE DU BONHEUR !!! Et une lumière !! A prendre les panneaux routiers en photo …

Le village de Baleal

Une petite heure de route pour me rapprocher de Lisbonne et mes 4 heures de numériques !

Les photos du jour

Du Parc des Serras de Aire et Candeeiros à l’océan

Un peu de mal a me bouger ce matin ! Je quitte mon hôte pour finir la visite du Parc naturel des Serras de Aire et Candeeiros. Tout au sud, le site « gotoportugal » signale les salins de Rio Maior. J’y suis donc un peu avant 10 heures et malgré le ciel sombre, c’est un site étonnant et esthétique. Dans ce paysage karstique, coulent des rivières … souterraines. Et ici, elle coule sur du sel gemme. Sans certitude, l’exploitation de cette denrée rare (à l’époque) remonterait à la pré-histoire. En tout cas l’exploitation est avérée au moyen-âge.

L’eau est pompée et décantée

Cela consiste à pomper l’eau salée souterraine pour la faire évaporer en surface. Les paludiers amassent le sel sur des plateformes en bois le faire égoutter et sécher. C’est tout simple ! Et c’est joli ! Je quitte cet endroit pour aller faire une marche prévue au nord du parc. La météo n’est pas de la partie mais avant l’ambiance de station balnéaire prévue ce soir à Nazaré, cela va me détendre. Et ce fût le cas !

La voiture est en bas à droite, je monte sur le plateau à gauche pour redescendre plus loin.

Au pied d’un coteau abrupt, je monte les 150 mètres de dénivelé d’un coté, puis une heure sur le plateau avant de redescendre un peu plus loin. Simple, efficace, tranquille et très agréable.

Avant de rejoindre la côte, visite d’une portion de voie romaine. Notez l’anachronisme troublant avec l’éolienne en arrière plan !

Puisque Porto de Mos n’a rien de touristique, je fais juste un détour pour voir les vestiges d’une voie romaine avant de rejoindre mon hôtel à Nazaré à 15h30 ! C’est tôt, mais comme je suis fatigué, ça m’arrange !

J’ai faim aussi !!  Grrr