3 septembre ; Kyzyl-Tuu à Tash Rabat

D’abord, comme j’ai beaucoup de mal a télécharger les vidéos sur google +, je vous met le lien des 2 vidéos du spectacles des jeunes filles, hier soir ;

Spectacle des filles

Elles ont mit l’ambiance !

 

Rythme lent ce matin. Du coup, nous allons nous promener avec Pierre-Alexandre dans les cultures vers la rivière dans une douce lumière matinale. Nous découvrons 23 tumulus quasiment alignés le long du cour d’eau … étrange ! Rustam, le fils prodigue de la famille est de retour de Bichkek et va nous faire profiter de son expérience équestre de terrain durant la semaine de rando’. Il nous explique que ces tumulus sont le vestige d’une antique peuplade installée ici il y a plus de mille ans !

Lors d’une ballade matinale, nous découvrons ces tumulus qui dateraient du 8ème siècle …

Après le petit-déjeuner, nous repartons visiter le village. L’école maternelle puis le dispensaire ; dialogue poignant avec la doctoresse évoquant son manque de moyens … mais son abnégation a mettre en place des mesures prophylactiques au bénéfice des jeunes mères en particulier force le respect. Nous nous sommes rendu ensuite à la mairie où l’allure martiale et la rectitude du secrétaire de mairie étaient très … soviétiques !

Retour à la maison de nos hôtes vers midi pour effectuer le dernier morceau de route en minibus vers Tash Rabat.

Nous y piqueniquons dès notre arrivée avant d’aller visiter le caravansérail du lieu.

Caravansérail de Tash Rabat

 

Le lieu, dont le nom signifie « forteresse de pierre » en turc, est situé sur la portion de route de la soie entre Kashgar (Chine) et le lac Issyk Koul tout au nord du Kirghizstan. Daté du XVème  siècle, il a été érigé sur l’emplacement d’un ancien monastère nestorien du IXème siècle. Son axe principal est exactement dirigé vers La Mecque. Autour du caravansérail, il y a quelques yourtes pour accueillir le tourisme famélique, dont une yourte de marchand de souvenir en pleine activité !

Un marchand à Tash Rabat en pleine action !

 

Le reste de l’après-midi est consacré aux préparatifs du départ de demain, montage des tentes en particulier. Si les tentes pour dormir sont impeccables, la grande tente mess va nous donner du fil à retordre !

Tash Rabat, c’est un camp avec un bâtiment de type refuge de montagne. Nous y avons diner le soir dans une belle ambiance d’excitation avant le départ de demain !

 

Les photos du jour

Le 2 septembre : de Ak-Tal à Kyzyl-Tuu

Aujourd’hui, c’est lundi. LE lundi de la rentée. Et si Anara fera la rentée la semaine prochaine à cause d’un arrêt de maladie, son mari part tôt pour la cérémonie. Puisque nous y sommes conviés, après le petit-déjeuner, nous faisons nos adieux à la délicieuse Anara avec une grande émotion. Sous une météo grisâtre nous assistons à l’interminable cérémonie de cette rentrée.

Ce lundi c’est la rentrée ! Et comme nos hôtes sont professeurs nous sommes venus assister à l’évènement !

Les discours se succèdent et nous laissent largement le temps de prendre des photos.

Et pour finir, nous avons droit à l’hymne national, main sur le cœur ! Il est temps de partir pour notre dernière étape chez l’habitant.

Nous passons par la « capitale » de la région ; Naryn. Nous visitons l’extérieur de la mosquée qui est hélas en travaux.

Mosquée de Naryn

A la mosquée est adjointe une madrasa pour jeunes hommes. Ceux-ci curieux, viennent échanger avec nous. Nous passons ensuite quelques temps dans le marché de Naryn pendant que Aïnazik et Maïwenn font les provisions pour la semaine de randonnée équestre.

Marché à Naryn

Nous arrivons à Kyzyl-Tuu chez nos hôtes. Magnifique maison neuve? vaste? avec eau courante – donc wc et douche ! Le propriétaire navigue entre Bichkek et ce village pour lequel il a beaucoup donné jadis en tant que maire. En y installant l’adduction d’eau en particulier. Puisqu’il est encore tôt, nous allons visiter le village et son école primaire en particulier. C’est toujours un moment agréable d’être ainsi accueilli par le personnel enseignant et les élèves, très fiers de leur salle informatique.

Kyzyl-Tuu : visite au collège

 

Et après le diner, énorme surprise ; trois jeunes filles en costume traditionnel sont venues à la hâte pour nous faire un petit spectacle de musique et danse traditionnelles. Elle s’accompagnent d’une sorte de guitare à 3 cordes appelée « komuz ». Elles sont lycéennes, elles ont 18 ans et jouent depuis plus de dix ans avec la troupe de l’école/collège/lycée. Elles se sont produites aux « jeux mondiaux nomades » de Tchoponata, au nord du Kirghizstan en septembre 2018.

Ouverture des jeux mondiaux nomades

Elles sont charmantes, enthousiastes et surtout très douées ! Quel instant magique ! Voyez vous-même !

Bravo les filles

Elles ont mit l’ambiance !

 

Les photos du jour

1er septembre ; de Son Koul à Ak-Tal

Deux nuits à Son Koul. Cela veut dire des liens qui se tissent bien au-delà d’une relation de logeurs à touristes. Et c’est bien pour cet aspect que nous avons opté pour cette forme de tourisme responsable, équitable et solidaire comme dit la brochure !

Nous reprenons donc la route, cap au sud. Nous passons par Moldo-Ashuu, endroit où le panorama est magnifique et où la route descend par des lacets spectaculaires.

Nous sommes sensés faire la descente à pied par un chemin que personne ne connait … et donc que nous ne trouverons jamais ! Après un essai infructueux, Mirlan, notre chauffeur, vient à notre secours et nous descendons en bus jusque dans la vallée pour piqueniquer au bord de la rivière.

Et nous nous rendons enfin chez nos hôtes du soir, près de Ak-Tal. Non sans avoir subit une méchante crevaison sur ces routes empierrées. Mirlan a eu un mal fou a mettre le minibus sur cric, le camion a failli verser, mais tout c’est bien terminé. Un couple de professeurs de math’ nous accueille . Puisque nous avons gagné beaucoup d’heures dans la suppression de l’excursion, nous partons au « bain russe » public du village. Mirlan nous y emmène en minibus vu qu’il n’a pas pu réparer le pneu trop endommagé ! Nous nous amusons bien tout les 4 (avec Mirlan) a nous balancer des cuvettes d’eau à « travers la tronche » ! Mais en évitant la salle chaude … beaucoup trop chaude ! De retour chez nos hôtes, nous passons quelques heures dans l’arrière-cour à effectuer nos lessives, nos écrits etc … Comme dans les autres habitations, il y a une cuisine, une pièce commune où l’on mange sur des tables basses, une chambre pour les femmes et une pour les hommes.

La rectitude des piles de couvertures et de nattes qui serviront de couchage est une caractéristique commune à toutes les habitations visitées. Après avoir assisté à la rentrée des foins (de nuit !) nous  passons un moment délicieux avec Anara, maitresse des lieux, quand elle a défait ces piles de couvertures et de chytrak cousus par ces soins ou par sa belle-mère ! Un grand moment !

Les 8 photos du jour

31 août ; Au bord du lac Son Koul

Le but, décidé laborieusement hier soir, était d’aider nos hôtes dans leurs tâches quotidiennes. Donc, lever à 6h30 pour la traite des vaches. Tout le monde s’essaie à l’exercice : pas si facile ! Nous assistons ensuite à la fabrication du pain pour le petit-déjeuner sous la yourte. Nous nous exerçons ensuite à la centrifugeuse pour séparer le gras du lait.

Centrifugation du lait

Puis, nous ramassons les bouses de vaches séchées qui constituent le seul combustible en l’absence flagrante de bois. Les deux fillettes de nos hôtes nous montrent lesquelles ramasser – il faut qu’elles soient bien sèches – et où les entasser. Autre combustible ; la crotte de mouton. Pendant que ceux-ci sont dans les pâturages, le sol de crottes piétinées de leur pacage est extrait à la pioche et notre « boulot » consiste à ériger des pyramides (d’un petit mètre de haut) de ces « briques » de crotte pour favoriser leur séchage. Et vient enfin la traite des juments que seule la bergère kirghize est capable d’effectuer.

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L’après-midi, nous allons faire une superbe ballade à cheval avec comme but, la visite de quelques pétroglyphes. La météo est superbe, le panorama fantastique, mais bien occupé avec mon cheval, je n’ai pas pris de photos ! De retour au campement, je remonte sur les hauteurs pour profiter de la chaude lumière vespérale. Mais à mon retour je ressens comme une agitation. Les cavaliers kirghizes se préparent pour nous faire une démonstration de jeu équestre. Jeu consistant à ramasser des billet de banque au sol sur un cheval lancé au galop ! Exactement comme dans le Kham en 2011 ! Un très bon moment d’adresse équestre.

Vidéo chasse aux billets !

Vidéo chasse aux billets 2

Maïwenn, notre « experte » en équitation s’est essayée à l’exercice !

 

Les 15 photos du jour.

 

Et puisque nous sommes dimanche , que cela fait 1 semaine que nous sommes au Kirghizstan, je vous propose un album récapitulatif de ces premiers jours.

Photos de la première semaine.

30 Août ; Son koul – Son koul

Ce matin, nous changeons de crémerie ! En fait, nous quittons notre installation touristique de yourtes pour une installation de bergers qui ont des yourtes supplémentaires pour accueillir des touristes ! Enooooorme différence !

Bon, je me moque, mais ils ont aussi des chevaux pour nous faire notre initiation ! Nous nous installons vers midi sous nos yourtes dotées de lits !

Notre deuxième installation sur les rives du lac Son Koul avec le samovar pour faire chauffer l’eau du thé

 

Intérieur de la yourte des 3 hommes.

Puisque le repas est en pleine préparation, je tente d’offrir mon aide à la yourte « cuisine ». Je me fais jeter comme si j’étais entré sous la douche des femmes ! Pas facile la prise de contact !

Puisqu’il n’y a pas moyen de se rendre utile, je monte un peu sur les pentes pour admirer ce paysage somptueux. Cet immense lac à .3000 mètres d’altitude, d’un bleu intense, est entouré de montagnes et surtout de steppes uniformes à l’herbe rase offrant une unité captivante dans son immensité.

Après un excellent repas, place à l’initiation équestre. Laborieux ! Voire pénible … Sans doute mon égo a-t-il mal composé avec cette prestation frustrante. Je n’ai rien pu tirer, ou presque, de ma « mule » qui ne voulait pas avancer ! Heureusement que Maïwenn, l’accompagnatrice équestre, est venue à mon secours en me donnant quelques conseils aussi pertinents qu’efficaces. J’ai fini par réussir à mettre mon cheval au trot puis au galop … pas du tout convaincant !

SI peu convaincant que Maïwenn a échangé nos montures pour faire une balade équestre magnifique d’une heure juste au dessus de notre installation.

Après la ballade à cheval, un « banya russe » ! C’est une tradition kirghize importée par les russes. Cela consiste en un sauna en fait qui est aussi la seule salle de bain de la famille. ici, dans les pâturages, c’est une toute petite cabine pas loin des yourtes, surchauffée avec un poêle à bouse de vache alimenté par l’extérieur. Prévu pour deux personnes, nous nous y entassons à trois … les trois « mecs » ! Un bon moment de détente !

Entre 18h30 et 19h30, nous assistons au retour du troupeau de moutons aux dernières lueurs du jour …

………     juste magique !

 

 

Les 10 photos du jour.

29 Août ; de Kyzart au lac Son koul

Juste quelques heures dans une famille, c’est court. De ce fait les échanges se limitent aux banalités comme dans n’importe quel B&B … Nous quittons donc Kyzart à 9 heures à pied pour la première randonnée au programme. Un guide nous accompagne, super ! Sauf qu’il nous guide à travers les champs juste pour nous laisser au pied du col que nous devons franchir à 3.600 mètres d’altitude.

Pendant que Maïwenn rigole bien à l’arrière, je sens Aïnazik, qui « galope » devant, quelque peu préoccupée … Lors de la première pause, au bout d’une heure, elle me confie qu’elle est très inquiète parce que « ça n’avance pas » et que, n’ayant jamais fait ce circuit, donc jamais fait cette excursion, elle ne connait pas la trace – il n’y a plus de chemin – et elle ne connait pas l’horaire ! Nous sommes donc 8 ignorants complets lâchés dans une course à plus de 3.500 mètres sans aucune carte, aucun tracé pré-établi et surtout aucune expérience ! Ça fleure bon l’amateurisme tout ça ! Aïnasik ne cesse de répéter qu’elle est employée comme interprète, Maïwenn s’en fout … il faut dire que ce n’est pas son boulot non plus ! Tout va bien puisqu’il fait beau ! 🙁 Mais la montée est spectaculaire. La vue sur la vallée où nous étions logés est vraiment sympa.

Sinon le col est très joli. Une zone de quasi paramo juste avant de le franchir. Mais je dois dire que l’incurie de l’organisation m’empêche furieusement d’en profiter pleinement.

La descente vers le lac est longue mais sans aucune difficulté. Nous arrivons à « nos » yourtes au bord du lac Son Koul après 9 heures d’effort … au lieu des 4 heures annoncées sur le programme ! Le lieu est magique et apaisant. Nous allons profiter pleinement de la lumière déclinante avec Pierre-Alexandre sur une petite butte voisine. Au final, une belle journée ! Heureux les innocents !

Et pour finir, première nuit sous une yourte … sur des nattes et des couvertures en espérant qu’il n’y ait pas trop d’air qui passe sous les « murs » !

 

Les 16 photos du jour sont disponibles ici.

28 Août ; de Kum Dobo à Kyzart

Le rythme est peinard ce matin ! Nous 3, les garçons, sommes levés vers 7 heures, mais coté filles, c’est la grasse mat’ ! Et c’est pourquoi nous n’arrivons que vers 10 heures à la coopérative des femmes. Une vieille dame nous montre son savoir-faire en couture …

A la coopérative des femmes, fabrication du chydrak à base de feutre. Ici la découpe des motifs.

Puis, guidé par un garçon du village, nous allons voir les jeux extérieurs installés par RBM à l’école maternelle locale. C’est juste à coté de l’ancienne maison de la culture soviétique dont il ne subsiste que les statues de Engels et Lénine après les troubles liés à l’indépendance en 1990. Des enfants jouent au foot et un peu plus loin un monument m’intrigue. C’est le colossal monument aux morts de l’armée rouge pendant le deuxième conflit mondial !

Kum Dobo. Le monument aux morts de l’armée rouge pendant la deuxième guerre mondiale.

Un monsieur d’âge mûr convainc Aïnazik, notre interprète, de nous emmener voir « son » musée de l’autre coté de la rue. 15 m² dédiés aux rares fouilles locales. Petit donc mais très intéressant ! Le monsieur nous montre aussi des photos de ses voyages en Europe au temps des soviets … Zurich, Londres … Faisait-il partie de l’appareil ? Le jeune garçon qui nous sert de guide nous emmène ensuite à son collège/lycée dont nous faisons une visite rapide sans autre grand intérêt sinon celui d’avoir aperçu une fée en la personne de la prof d’art plastique ! Retour chez notre hôte pour déjeuner et départ pour Kyzart.

Sur la route, nous demandons à nous arrêter à un cimetière. Car ils sont étonnants ces cimetières ! Un peu habitué aux pays musulmans, je sais que leurs cimetières n’ont aucun intérêt, que ce sont généralement des prés ou gisent en vrac des pierres tombales minimalistes, sans inscription. Ici, nous sommes tout près de l’exubérance circassienne parfois de nos cimetières chrétiens ! Parce que, loin de la rigueur du pouvoir central bolchévique, un certain syncrétisme s’est opéré entre les coutumes funéraires des russes orthodoxes envoyés ici et des musulmans locaux. Outrage suprême, une image du défunt orne la tombe des musulmans !

Kyzart n’est vraiment pas loin, ce qui nous permet de nous installer chez notre professeur d’anglais à une heure assez hâtive. Le temps de permettre aux deux petites sœurs de la maisonnée de nous emmener faire un petit tour juste au dessus de la maison … jusqu’au cimetière ! 🙂 L’ainée s’appelle Assem, elle est ravissante, réservée et transpire l’intelligence et la sagacité.

La plus grande des deux fillette s’appelle « Assem ».

La chaude lumière du soir inonde ce paysage montagneux … c’est vraiment chouette ici !

Les 19 photos du jour

27 août 2019 ; en route vers Kum Dobo

Départ de Bichkek en minibus, cap à l’est. A un moment nous longeons la frontière du Kazakhstan de si près que la route passe dans le no-man’s-land ! Peu après, à Tokmok, nous faisons une petite diversion vers les ruines de Burana.

Nous sommes sur le trajet de la route de la soie. Cette région a donc été traversée par de nombreuses peuplades, de nombreuses cultures, des religions variées ; zoroastrisme dès le cinquième siècle puis le christianisme sous sa forme dissidente du nestorianisme de Constantinople, puis le bouddhisme et enfin au dixième siècle s’installe l’islam dans la société karakhanide qui a construit ces tombes et ce minaret. Il en persiste 24 mètres de haut sur les 47 d’origine.

Nous repassons à Tokmok pour déjeuner. Aïnasik nous emmène dans ce qui doit être le meilleur restaurant de la ville. Un bâtiment sans cachet, sans âme, sans architecture. Visiblement en arrivant à 13 heures … on dérange ! Nous sommes les seuls clients et à travers des halls sans âmes, on nous mène à la salle du restaurant. Le bâtiment est si vaste que la salle, étant au milieu de celui-ci, n’a pas de fenêtre, la décoration est kitchissime, le personnel lent et incompétent à souhait.

Mais nous avons bien mangé ! Nous avons repris la route pour passer près du lac Issik koul. C’est LA fierté touristique du Kirghistan ! Nous nous contenterons d’un joli panorama sur le tout petit lac qui lui sert de déversoir. Un peu plus loin, nous faisons le ravitaillement à Kotchor. Une bonne heure à arpenter le marché au bord de la route, prendre des photos de la vie quotidienne. Mais aussi, nous avons goûté au koumis. Boisson traditionnelle kirghize qui n’est autre que du lait de jument fermenté.

Le lait de jument est agité régulièrement dans la baratte.

C’est un peu aigre, pas trop. Présenté comme boisson infâme, c’est loin d’être le cas. Après des emplettes diverses et variées, nous repartons jusqu’à notre étape du soir à Kum Dobo. « Rencontres au Bout du Monde » a mis en place ici une petite structure coopérative pour les femmes. Elles sont une dizaine a produire les étoffes locales et des produits en feutre de laine. Nous allons donc fabriquer notre propre tapis de feutre. Je vous laisse regarder les différentes étapes avec les photos.

Les kirghizes aiment chanter. Alors, le soir venu, des voisins sont venus pour une « concert » improvisé » ! Quelques souvenirs en vidéo ….

https://photos.app.goo.gl/pmihjFaaw1a2XA6QA

https://photos.app.goo.gl/zZZ51icRYejKbvUbA

 

Les 25 photos du jour

26 août 2019 à Bichkek

Levé à 11 heures après quelques heures de sommeil léger. Nous prenons un petit déjeuner en faisant connaissance avec Maïwenn, notre accompagnatrice équestre avant de partir visiter Bichkek. Nous nous rendons en ville avec un mini-bus conduit par Mirlan qui va nous accompagner jusqu’au 11ème jour, où nous monterons à cheval. Nous commençons par acheter quelques devises ; des soms ! Puis nous prenons peu à peu la mesure de ce nouveau pays à travers la circulation, le long des parcs très nombreux. Nous faisons nos premières expériences gustatives auprès de forains d’une grosse compagnie qui vend 3 produits : le « maxxim » à base de lait caillé … un peu aigre, le « kwas » à base de pain … ça ressemble un peu au cidre, et une troisième boisson dont j’ai oublié le nom.

Vendeur de boissons

Nous remontons l’avenue « Erkidink » pour découvrir les bâtiments construits pour les apparatchiks du régime soviétique … entre autres. Le théâtre russe, le théâtre kirghize. Rien de bien exaltant parce que nous sommes dans un pays de tradition nomade !  Il n’y a donc que très peu d’architecture historique ! Comme si, il y a 100 ans, il n’y avait aucun édifice durable dans ce pays. Au fil des statues, nous découvrons l’histoire de ce pays tourmenté aujourd’hui par la corruption mais qui n’a pas renié son passé … la preuve !

Engels et Marx

Mais la statue de Lénine a quand même été déplacée ! Sur LA place Ala-Too de Bichkek, la statue de Lénine a été remplacée et Lénine c’est retrouvé derrière le musée national ! Il s’adresse au peuple dans un discours qui ressemble à celui de Pétrograd en avril 1917 …

Statue de Lénine

Vers 16 heures, nous déjeunons d’un « plov » (plat complet riz + viande) en tailleur autour d’une table basse. Puis, en fin d’après-midi, nous nous rendons à « Osh bazaar », le plus grand marché de Bichkek. Toujours un plaisir immense à tenter de se noyer dans la foule des chalands. Foule réduite en raison de l’heure tardive …

« Osh bazaar »

De 19 à 21 heures, nous sommes restés « collés » dans un centre commercial pour que 2 personnes du groupe achètent une carte sim kirghize … Puis retour en soirée chez Guléra pour tenter d’effacer la dette de sommeil. Demain, ça bouge !

21 photos de Bishkek

25 août 2019

Il suffit d’un message d’une personne que l’on apprécie – Raquel – et la route s’ouvre à nouveau ! Il y a des mois, en plein préparatif de mon périple en Colombie, cette phrase ; « je pars au Kirghizstan, tu m’accompagnes ? ». Avec un organisme de tourisme éthique et responsable de surcroit. Il y a bien des années que je ressens une certaine vacuité dans mon activité touristique. Passer, observer, profiter et repartir … Par vanité peut-être, on a tous envie de laisser une trace et « Rencontre au bout du monde » (appelé RBM pour la suite) permet cela de par ces actions dans les pays visités et de par la forme que prend le voyage en nous faisant faire étape dans des familles. Et nous voilà inscrits pour un voyage de 3 semaines avec départ le 25 août. Le voyage comprend une randonnée à cheval d’une semaine en fin de séjour, j’en reparlerai.

Le Kirghizstan ? C’est où ? C’est quoi ?

Ces républiques d’Asie centrale dont le nom finit par « …stan » exercent sur moi une fascination adolescente. Afghanistan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, des noms magiques associés aux immenses steppes, terres de nomades envahisseurs, de chevaux en liberté … que des clichés en somme !

Pays exclusivement montagneux à la latitude de la Corse mais au climat continental rude.

Et voilà comment ce 25 août je passe chercher un coreligionnaire à Aix – Philippe – avant de prendre l’avion d’Aeroflot pour Moscou. Les 4 heures d’escale permettent de réunir le groupe en salle d’embarquement ; Maud et Pierre-Alexandre qui arrivent de Paris, Fabienne de Lyon et de retrouver avec joie Raquel qui arrive d’Amsterdam.

Le vol pour Bichkek, capitale du Kirghizstan est à une heure indécente ; 21h45. Ce qui après 4 heures de vol et le décalage horaire, nous fait atterrir à 5 heures du matin !

Nous récupérons nos bagages, trouvons Aïnazik notre accompagnatrice locale et partons chez Guléra, prestataire kirghize pour RBM, qui nous loge à Bichkek. Totalement cassés, nous dormons quelques heures.