13 Septembre ; la der’ !

Osh est dominée par une colline visible de loin par les anciennes caravanes. Depuis Babour, il y a un lieu de prière à son sommet.

La vue du sommet n’a rien d’extraordinaire, le petit mausolée non plus. Un peu plus loin que le sommet, nous visitons un musée ethnographique qui lui, ne manque pas d’intérêt. Il serait fastidieux d’en décrire ici, le contenu.

Nous déjeunons dans un restaurant/cantine au pied dudit musée avant de passer l’après-midi à faire des achats au marché, déjà visité hier.

Notre vol retour pour Moscou est à une heure indécente : 05h30 ! Nuit courte pour nuit courte, nous décidons d’aller profiter de l’ambiance chaude d’une discothèque karaoké que les kirghizes affectionnent particulièrement. Sauf que, une fois sur place, nous constatons que nous sommes seuls dans l’établissement … Ce qui ne nous empêche pas de nous amuser a massacrer nos titres favoris. Et comme la sono est à fond et que l’on ne s’entend pas chanter, tout va bien ! :-).

Voilà, fin de ce voyage merveilleux. Reste la longue journée retour Osh – Moscou – Marseille.

Les photos du jour

 

Récap’ des photos de la 3ème semaine

Et puisque c’est le dernier « post » , des liens pour rappel :

Photos de la 2ème semaine

Photos de la 1ère semaine

En 3 semaines, peu de belles photos, hélas. J’ai quand même fait un best of … de 10 photos !

Best Of Kirghistan

12 Septembre à Osh

Nous sommes à Osh ! C’est la ville d’Aïnazik et elle est très heureuse de nous la faire découvrir. C’est aussi la ville d’origine de Babour (ou Baber). Babour, descendant de Tamerlan a été chassé de la région de Osh par les tribus ouzbeks. Il a fondé l’empire moghol en Inde et l’on doit à sa dynastie toute l’influence perso-musulmane en Inde du nord ( les forts rouges, le Taj-Mahal, Fatehpur Sikri etc …). Passionné par cette civilisation depuis 40 ans, Aïnazik étant elle-même moghol, je suis enthousiaste de terminer ce voyage ici.

Bien sûr, nous nous levons tard pour visiter cette capitale de province d’environ 300.000 habitant. Il fait beau, une température idéale grâce aux 950 mètres d’altitude. Aïnazik nous mène d’abord à la faculté où elle a étudié.

Toujours sympa d’échanger avec les enseignants et les étudiants locaux. Nous allons ensuite visiter le grand parc public de la ville, animé par de nombreux manèges forains. Je tente de rajeunir de quelques décennies avec une partie de ping-pong contre Pierre-Alexandre.  Nous nous rendons ensuite au marché voisin. Tout le monde sait que j’adore les marchés et celui-ci est très agréable.

Même s’il est 16h00, Aïnazik nous emmène déjeuner dans un excellent petit restaurant ouzbek.

Nous sommes allés à la sortie de la ville pour voir les champs de coton en fleur.

La région produit du coton, grâce la rivière Ak-Buura qui fait partie du bassin de la Syr-Daria. Fleuve qui avec l’Amou-Darya alimente la mer d’Aral. Enfin, alimentait ! Car c’est bien la surexploitation du coton (planifiée par les soviets) qui a tué cette mer intérieur. Il faut environ 10 mètres cube d’eau pour produire 1 kilo de coton ! Réfléchissez-y avant de multiplier les jeans dans vos armoires ! 😉

Nous revenons près du parc central pour finir l’après-midi. C’est l’endroit où viennent les mariés et leurs familles avant la cérémonie, dans des véhicules improbables et dans des états alcoolisés parfois impressionnants, surtout à cette heure ! L’ambiance est festive et bon-enfant.

Les loueurs de voitures recèlent des exemplaires … étonnants !

Pour leur mariage, ils mettent le paquet, les kirghizes !

« Lénine, probid se oni se zblaznil » soit, « Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous. »

 

Parce que, l’ironie est que cela se passe à quelques mètres d’une des rares statues monumentales de Lénine encore debout !

 

Les photos du jour

11 septembre ; marathon pour une dernière !

Prêts à 8 heures ! Comme demandé par Rustam … et donc, nous partons à … 10 heures, comme d’hab !

Nous quittons nos hôtes et bien évidement, c’est difficile parce que nous sommes restés deux nuits ici. je je répète, c’est ce pourquoi nous avons choisi ce type de voyage. Pour tisser des liens avec les locaux et ce n’est possible (et encore !) que si l’on reste un peu plus que quelques heures.

Évidement, Philippe n’est pas sur la photo puisqu’il tient l’appareil !

Très vite, nous montons le premier col, juste derrière notre installation, dans la neige.

Si vous regardez la carte du tracé ci-dessus, vous verrez que nous cheminons peu ou prou sous une ligne de crête à notre gauche. Toujours à plus de 3.000 mètres d’altitude. Nous passons des cols, des crêtes, suivons des sentiers improbables que seul Rustam a déjà pratiqué.

Le profil nous permet d’avoir presque toujours une vue dégagée absolument splendide. Et Rustam est très fier ne pouvoir nous faire profiter de ses panoramas extraordinaires.

Mais ce n’est pas toujours de tout repos. Nous passons un col difficile avant le repas, à presque 4.000 mètres, mais le plus rude est à venir ! Surtout pour les chevaux ! Nous passons en effet par des pentes abruptes où les chevaux peinent énormément, que l’on soit à pied à leurs cotés ou en selle. Je sens le cœur de « Roger » battre à tout rompre entre mes jambes. Inutile de le solliciter davantage, il s’arrête tout les 30 pas pour reprendre son souffle. Et il repart sans que je le sollicite, il sait qu’il doit passer par ce col … Je souffre pour lui ou je souffle autant que lui quand je marche à ses cotés, encore à presque 4.000 mètres. Il est déjà 16h00. Les descentes se font parfois à pied, dans la neige ou dans des éboulis de schiste délicat mais les vues sont magnifiques !

Ce parcours délicat ne nous permet pas de faire des moyennes horaires extraordinaires ! En fait, nous restons en deçà des 3 km/h ! Et après le deuxième col à presque 4.000 passé à 16h00 nous faisons une très longue traversée à flanc de montagne avant d’arriver en haut de la dernière descente … à 18h00 …

Nous allons descendre jusqu’au rond puis suivre la vallée pendant des heures ! Les 3 dernières heures à la clarté de la lune

 

Il suffit de descendre jusqu’au rond et prendre la vallée vers la droite.  Sauf que la vallée en question, nous allons la suivre pendant plus de 10 kilomètres ! Les erreurs de communication satellite de la veille font que le véhicule attendu n’est pas au rendez-vous. J’ai arrêté le GPS à 20h00 quand la nuit est tombée. Mais nous avons chevauché encore 2h½ ! De nuit ! Avec un beau clair de lune, certes ! Avantage ; nous avons expérimenté le galop de nuit ! Mais plus de 12 heures à cheval, c’est long ! Très long ! Et j’en reviens à la première phrase de l’article ; nous étions prêts à 8 heures à la demande de Rustam et nous sommes partis à presque 10 heures ??????????? Alors, les esprits s’échauffent, sans aucune information, Aïnazik tente de gérer les énervements en proposant d’établir le camp entre la route empierrée et le ruisseau. C’est à ce moment, que, finalement, nous retrouverons enfin notre minibus pour poursuivre la route jusqu’à Osh où nous arrivons au milieu de la nuit.

 

Les photos du jour.

10 septembre ; repos forcé.

La nuit a été agitée, venteuses. Puis très calme, et au réveil, je crois reconnaitre cette ambiance aux bruits feutrés. J’ouvre la fermeture à glissière de ma tente pour vérifier … et voilà ! J’avais raison !

J’enfile mes habits à l’odeur tenace de mélange de fumée et de « barbaque » grillée. Je range toutes mes affaires, je fais mon sac et fonce à la yourte pour le petit-déjeuner. Je me demande comment va se passer la journée à cheval dans cette grisaille et dans la neige. La réponse arrive vite : impossible de franchir les cols, donc aujourd’hui, on ne bouge pas !

Puisqu’il en est ainsi, premier réflexe ; se débarrasser des odeurs du barbecue ! Je retourne donc à ma salle de bain d’hier pour faire trempette dans le ruisseau ! Et en glissant dans la neige, j’ai failli m’y étaler de tout mon long !

Merci à Philippe pour le cliché …

La journée s’écoule donc sans hâte à scruter l’évolution du ciel entre entre les corvées coutumières.

Préparation du repas sous la yourte

Les jeux de cartes pour faire passer le temps

L’après-midi, le ciel s’éclaircit et nous permet quelques ballades aux alentours

La soirée est riche d’enseignements. Notre désir légitime d’informations précises sur le programme à venir se heurte à l’honneur et l’orgueil de l’équipe kirghize. Nous apprenons quand même que sur les 2 jours de randonnée qui nous restent à effectuer, nous n’en feront qu’une. Impossible de savoir pourquoi, impossible de savoir si cette journée sera longue … Rustam, chef des palefreniers et guide, fini par avouer que ce serait bien que l’on soit prêt à 8 heures. Et finalement, nous apprenons que l’équipe doit respecter les dates prévues et arriver demain soir, quoi qu’il en soit. Parce qu’ils n’ont que deux jours payés pour leur retour à Tash-Rabat. Pour faire en sens inverse les 7 jours qu’il nous a fallu à l’aller ! Ils avouent que 3 jours leur est nécessaire. Je suis écœuré. Il y a TOUJOURS un ou deux jours « tampon » prévu à la fin de chaque trek que j’ai effectué jusque là. Justement, pour parer aux aléas climatiques. Cela c’est avéré très judicieux à la fin du trek du Mustang par exemple.

Mais là, je suis parti avec un organisme éthique et responsable … qui pousse ses intervenants locaux à la faute pour ne pas les payer un jour de trop !! Mort de rire ! 🙁

 

Les photos du jour

 

9 septembre ; 6ème jour à cheval

Et c’est reparti ! Vers 10 heures … comme d’hab’ !Nous reprenons notre progression d’altitude (toujours au dessus de 3.000 mètres d’altitude) de vallées en traversées de rivières. Nous faisons route au nord-ouest maintenant …

Mais le vent se lève et la météo devient capricieuse. Un grain menace mais nous l’évitons, puis le ciel s’éclaircit de nouveau.

Nous passons près d’installations de bergers sous yourte. Ceux-ci nous rendent visite quelques instants ou nous accompagnent un bout de chemin. Les visites doivent être rares ! L’équipe nous trouve un endroit à l’abri du vent pour piqueniquer sous un ciel radieux !

Et, malgré la météo incertaine, nous nous offrons une petite sieste. Mais l’après-midi est plus délicate ! Si nous évitons encore le deuxième grain, nous allons bien nous faire « rincer » par le troisième ! Vive les ponchos ! Au creux d’une vallée, nous allons même rencontrer quelques arbres ! Ça fait du bien… L’endroit parait sympa pour bivouaquer, mais nous poursuivons notre route. Vers 17 heures, nous arrivons près d’une installation de berger qui nous accueille chaleureusement. A manger sous la yourte, j’oserais dire : »bien sûr », mais aussi à y dormir ! Pour les filles seulement, bien évidement !

 

Donc, montage des tentes … mais pas de la tente mess. Les palefreniers montent une tente un peu grande pour accueillir aussi le berger, car seule sa femme pourra dormir sous la yourte réservée donc aux femmes, et aux enfants.

Avec le vent et la pluie, nous sommes noirs comme des charbonniers. Je me trempe donc dans le ruisseau pour éliminer toute cette crasse, heureusement il ne fait pas trop froid, malgré les 3.000 mètres d’altitude.

Mais ce soir, après un repas normal concoctée par notre excellente traductrice/interprète/guide/intendante/cuisinière … on se fait un barbecue ! De nuit, dans le froid ! Cela ne me motivait guère au départ. Des brochettes une demi-heure après le repas, dans le froid … j’étais pas chaud !

ERREUR ! On a passé une super soirée soirée, à chanter, à rire et à manger les excellentes brochettes !

 

Les 7 photos du jour

8 Septembre ; 5ème jour à cheval.

Un dimanche qui débute très bien ! Superbe météo même si il y a toujours du vent. Nous poursuivons, comme hier, de passer de vallées en vallées en traversant des rivières.

Nous côtoyons quelques familles dans leur yourte avant de se faire inviter à l’intérieur d’une « baraque » pour éviter d’être frigorifier par la bise pendant le pique-nique.

De plus, il y a une source qui inonde les alentours donnant de la bonne herbe pour les chevaux.

Il est difficile de renouveler les commentaires pour toujours décrire la splendeur des paysages dans lesquels nous évoluons depuis hier, et pourtant c’est toujours un régal !

Mais en fin d’après-midi, c’est le drame ! 🙂 Aïnazik , à l’approche d’une installation de berger, propose, c’est la cuisinière et intendante, d’acheter un chevreau. Et donc, d’assister à sa mise à mort. Grand dégoût affiché par 3 des 4 filles et donc, seule Maud reste avec nous (les 3 garçons).

Nous restons donc tout les 4 avec Taco. Celui-ci va avec le berger chercher le troupeau. Pendant ce temps nous sommes invités sous la yourte où nous attend un excellent plat de riz au mouton ! Le troupeau revient après de longue minutes, le chevreau est sélectionné, égorgé, dépouillé, éviscéré et finalement dépecé. Tout cela prend du temps dans le froid de canard de cette fin d’après-midi. Pour ceux que cela choque, ne regardez pas l’album dédié à cet événement, ici :  Mise à mort du chevreau

Retour aux fondamentaux ! Dans ces pâturages, la vie est simple et rude. Il n’y a pas de place, dans ces peuplades de tradition nomade millénaire, pour nos raisonnements occidentalo-centrés. Sans aucune fierté, j’ai apprécié ce moment de vérité brute où il nous a été rappelé que la vie est liée à la mort.

Totalement frigorifiés, nous rejoignons le campement du soir. L’ambiance est lourde car il apparait pour nos partenaires de voyage, qu’il est inconvenant d’assister à un tel spectacle… et comme, de plus, nous manquions à l’appel pour monter le camp …

Nous sommes ici pour découvrir, autant que faire se peut, comment vivent ces peuples issus du nomadisme traditionnel … mais il semblerait qu’il y ait des limites !

 

Les AUTRES photos du jour

 

7 Septembre ; 4ème jour à cheval.

Ah ben voilà une belle journée ! Lever matinal sous un ciel absolument limpide ce qui nous vaut une température « fraîche fraîche ». L’eau de ma gourde est gelée … Après les habituels préparatifs, départ à peine après 10 heures. J’ai échangé mon cheval « Robert » avec celui de Raquel vu qu’elle monte mieux que moi. Et cette nouvelle monture est bien plus agréable et volontaire ; dorénavant, il s’appellera « Roger » !

Si vous observez le tracé ci-dessus, vous verrez que l’on quitte définitivement l’ennuyeuse dépression du lac Tchatyr Koul pour nous enfoncer vers l’ouest dans la partie nord/sud des monts Ferghana.

Dans un décor de rêve, nous traversons des rivières encaissées entre des talus de limons.

Le décor change toute les demi-heures ; c’est un régal. Par contre il y a du vent et nous sommes toujours au-dessus de 3.500 mètres d’altitude.

En fin de matinée, nous remontons une longue vallée jusqu’au col à près de 4.000. De très loin, nous apercevons quelques mouflons locaux appelés « Marco Polo ». Mais aussi, nous assistons à l’improbable spectacle d’une harde de chevaux en liberté en pleine cavalcade, dérangés qu’ils sont, par notre présence. Merci à l’équipe de nous avoir trouvé un endroit abrité pour piqueniquer à midi juste sous le col ! Après le repas nous franchissons le col. Il est trop raide pour que nous restions en selle, donc nous redescendons à pied en tenant nos montures par la bride.

Les vallées et les cols se succèdent, c’est juste magnifique ! Nous passons encore un col délicat dont nous effectuons de nouveau la descente à moitié à pied. Je me sens de mieux en mieux à cheval. Nous nous permettons quelques galops de temps en temps qui offrent de jolies sensations ! Le plaisir l’emporte sur les petites frustrations.

La pente herbeuse qui nous sert de bivouac ce soir est assez « rock n’roll » … ma nuit, ça va être « space mountain » ! Par contre, cette faste journée a détendu tout le monde et la soirée sous la tente mess fût mémorable, en particulier grâce à Taco qui chante très bien ! Une journée mémorable qui relègue très loin le spleen et l’agacement de ces deux derniers jours !

Les photos du jour

 

Un récapitulatif photo des derniers jours :

Photos de la 2eme semaine

6 Septembre ; 3ème jour à cheval

Ce matin est identique aux précédents ; rien de passionnant ! Pour tromper les contraintes de rester à cheval, j’ai fini la matinée à pied avec Aïnazik en trainant « Robert » par la bride. Et juste après une traversée de rivière très aisée, nous nous sommes arrêtés près d’une yourte. Après une courte négociation, la maîtresse des lieux nous a invités à déjeuner à l’intérieur ! Ça, c’est sympa ! Je rappelle que nous sommes toujours à 3.600 mètres d’altitude et donc qu’il fait frais pour piqueniquer !

Après le repas, les palefreniers tardent à réunir les chevaux qui, de plus, doivent aller boire avant d’être bâtés ou montés. Alors, avec Aïnazik, nous partons à pied ! Quel bonheur ! Retrouver sa pleine liberté de mouvement, d’initiative et aussi se dépenser ! Pu… ! que c’est bon ! Même si Aïnazik marche très vite, c’est un régal car je découvre aussi que chacun sur son cheval, on ne peut guère discuter ! Alors, nous en profitons Aïnazik et moi pour échanger de façon très enrichissante … et dans un décor somptueux. Nous croisons quelques bergers avant que la troupe ne nous rejoigne ! Le reste de la ballade est plutôt sympa. Des traversées de rivières aux berges abruptes taillées dans le limon, une belle lumière …

Ça me redonne PRESQUE le moral ! Les palefreniers peinent a trouver un endroit adéquat où il y aurait de l’eau facilement car les sources sont taries. On tâtonne … On finit par s’installer sur un terrain un peu pentu avec toujours autant de peine pour monter la tente mess.

Sinon aujourd’hui nous avons encore parcouru presque 25 kilomètres ! Et mes nerfs sont à vif. Heureusement que j’ai pu marcher quelques heures parce que être coincé dans cette furieuse monotonie … ! Grrrrrr

 

Les 6 malheureuses photos du jour

5 Septembre ; le long du lac

Ce matin, le vent s’est calmé et il fait grand beau ! De ce fait, l’endroit du bivouac à l’air bien plus sympa ! Les préparatifs après le petit-déjeuner sont un peu long et c’est ainsi que nous partons à cheval vers 10 heures.

Nous allons passer toute la journée avec le même paysage le long du lac Tchatyr Koul avec vue sur la chaîne de Ferghana qui nous sépare du Tian-Shan chinois. J’ai du mal a accepter les contraintes de l’exercice « rando à cheval ». Je ne vais pas en refaire la liste, mais cela ajouté à la monotonie du paysage…

Heureusement, à la pause de midi, Pierre-Alexandre, Raquel et moi, sommes allés faire une petite ballade d’une demi-heure au pied des falaises qui nous surplombaient. Bonheur de retrouver la liberté de mouvement, celle de pouvoir poser ses pieds où bon me semble.

2ème jour de randonnée équestre au bord du lac Tchatyr koul

 

L’après-midi, de nouveau deux heures et demi en selle. Sans pouvoir prendre de photo correctement, sans boire, sans même pouvoir faire p…i ! Ce soir, je suis très tendu a me demander si je vais tenir 7 jours ainsi ! Parce que la journée a été longue, très longue ! Nous avons effectué 30 kilomètres quand même !

Heureusement la chaleur de la lumière du soir est un régal ! On doit être en dessous des 4.000 Kelvin ! Voyez vous-même avec les

… photos du jour

4 Septembre ; 1er jour de randonnée équestre.

Le réveil est matinal. Je monte sur les pentes surplombant le camps de Tash Rabat. La lumière est splendide.

Tash Rabat

 

Pendant que les chevaux de bât sont chargés, vient le moment de s’adapter à nos montures. Le mien semble obéissant et volontaire. Je l’appelle « Robert ». Nous partons en remontant la vallée ce qui nous fait passer devant le caravansérail dont la façade est face au soleil du matin.

Départ de notre semaine à cheval

 

Cette vallée est longue, très longue. Je me rends vite compte que sur le dos du cheval, les contraintes sont multiples ; il est très difficile d’accéder aux sacoches, donc difficile de prendre des photos, de se ravitailler, de boire, de prendre ses lunettes de soleil ou le baume pour les lèvres, d’admirer les fleurs au bord du chemin … Après 2 heures de chevauchée, nous piqueniquons au pied du col que nous devons franchir. Nous sommes à 3.600 mètres d’altitude, il fait frisquet, le vent s’est levé.

Après le repas, nous entamons la montée vers le col. Je suis impressionné par le pas sûr de nos chevaux dans le pierrier en devers qui conclue la montée. La vue depuis le col n’est pas extraordinaire d’autant plus que la météo s’est détériorée. Le GPS indique 4.020 mètres. Ce sera le point culminant de notre semaine équestre. La descente est trop abrupte pour que l’on reste sur les chevaux. Nous remontons en selle sous un ciel gris et même des averses de grésil.  Nous sommes en vue du lac Tchatyr Koul. Très vite nous arrivons à l’endroit de notre premier bivouac pas bien loin du lac.

Nous bivouaquerons auprès de la yourte. Le lac Tchatyr koul au fond.

L’endroit parait sinistre sous le ciel bas de cette fin d’après-midi. L’une d’entre nous est méchamment malade. Nous montons les tentes dans les bourrasques de vent ce qui pose problème avec la tente mess. Avantage d’être le doyen et aussi d’avoir prévenu que je ronfle, je suis seul dans ma tente et seul aussi pour la monter ! La tente mess est une sorte de serre, difficile a monter mais surtout qui laisse passer le vent par le bas. Il faut empierrer les bavettes pour que cela reste acceptable. Il n’y a pas d’éclairage prévu, nous nous éclairons donc mutuellement avec nos frontales.

Le tracé de la journée :

Les 5 malheureuses photos du jour.