Final dans le haut Douro

Un tout petit programme prévu aujourd’hui pour mon dernier jour au Portugal. Un programme en voiture exclusivement pour admirer les paysages du parc national du Douro.

Je ne me presse donc pas pour quitter l’hôtel de Vila Nova de Foz Coa. De suite, j’emprunte une toute petite route pour me rendre dans la vallée de Quintana de Quintana de Alva. Éventuellement, il y a une balade à faire là-bas … Le paysage est magnifique, rude, presque inhospitalier. J’arrive en haut de la vallée en question qui se transforme vite en gorges creusées dans du schiste noir !

Dans les gorges de Quintana de Alva

Par temps de pluie, ça doit être lugubre. Et je comprends de suite pourquoi la balade de 8 kilomètres est prévue en 5 heures ! Tellement c’est abrupte ! Aucune envie de me faire mal le dernier jour, je continue en voiture et me retrouve sur les rives du Douro que je vais remonter tout le reste de la journée.

En remontant le haut Douro

Le Douro dont la majeure partie du cours est en Espagne, entre au Portugal quelques kilomètres au nord de Miranda de Douro où je me trouve ce soir.

Tranquillement, je vais donc de belvédères en belvédères, pour admirer les paysages splendides qu’offrent cette région. A Freixo, je descends même sur les rives où sont aménagés plages et embarcadères. A l’un des belvédères, j’admire le vol de trois vautours qui s’amusent dans les vents ascendants près de la paroi !

Et en plus, il y a des vautours !

A midi, enfin, 13h30, je passe par Mogadouro où je vais photographier mon dernier donjon !

Dernier château ! Celui de Mogadouro

Puis je déjeune dans une « cantine » très sympa avant de rejoindre Miranda de Douro où je prends possession de ma chambre à 15 heures ! J’ai du boulot de numérique pour la dernière !

Il me reste 1.200 kilomètres d’autoroute à faire demain !

Les dernières photos

Je n’aime guère les bilans, ils dépendent trop de l’humeur du jour ! J’ai visité un pays qui m’a surpris par son relief tourmenté. Je n’ai pas traverser une seule plaine ! Un peu en m’approchant de l’Espagne !Des paysages très variés et séduisants. Je garde de vraies émotions du pars de Penada Geres et de l’Alentejo.

Les gens sont affables, courtois et très respectueux des règles sanitaires concernant la Covid 19. Cette satanée pandémie n’a pas été un handicap. Ce sont les restaurants qui morflent le plus ! Et si la fuite de l’ambiance anxiogène n’est pas la meilleure des motivations pour voyager, je me suis régalé. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment envie de rentrer pour retrouver les infos dramatiques, les conneries de Trump, la lessive, les courses et la cuisine !

Je n’ai pas vu l’ombre d’un gendarme ou d’un policier au bord de la route.

Bilan carbone des 290 litres de gasoil : 750 Kg d’émissions (4 t pour un Paris/Quito A/R)

 

Voilà, c’est tout ce qui me vient pour l’instant …

Une superbe balade matinale … et pis c’est tout

J’ai adoré la lumière d’hier soir, j’ai décidé de profiter de la lumière du matin dans les vignes. Je quitte donc ma maison minable avec vue superbe pour tenter un petit-déj’ à Pinhao. J’ai eu bien du mal pour trouver un bar … mais la dame a pu me servir aussi des friands au jambon. Du mal aussi pour trouver le début de la balade. Une fois stationné, un cerbère vient me signifier d’aller me stationner ailleurs. Je me faufile entre des oliviers, il est 09H00 pile poil, c’est parti ! Parti pour 2 heures de régal absolu ! Le parcours est dans une partie un peu moins accidentée à l’extérieur du méandre du Douro. Oliviers, châtaigniers, petite chapelle, tout y est. Je me suis régalé, j’ai pris plein de photos.

Balade autour de Quintana de Roèda (Croft) au-dessus du Douro

Je viens de finir le tri, ce fût rude !

Et puis départ pour la vallée du haut Douro. Il faut faire une grande boucle au nord. Le début, dans les vignobles est ravissant

Près de Provescende

… et puis après, beaucoup moins ! A quelques kilomètres de Vila Nova de Foz Coa, mon étape du soir, je monte au village de Torre de Moncorvo. Pas passionnant ! Par contre un restaurant m’accueille pour un bon plat de poisson, parce que je n’ai pas fait le plein comme d’habitude au petit-déjeuner ! Et je repars pour Vila Nova de Foz Coa connu pour ces gravures paléolithiques. Le musée qui les présente est très moderne et a fait de gros efforts pédagogiques pour rendre cette matière attrayante. Mais tout en Portugais ! Avec regret, je ne m’attarde donc pas. Sauf sur la terrasse d’où la vue sur la haute vallée du Douro est magnifique !

Vue depuis le musée de Vila Nova Foz Coa sur la haute vallée du Douro

Deuxième particularité de ce bourg ; il n’y a quasiment pas de réseau ! Donc pas de guidage avec les applis dédiées ! Ça m’a fait tout drôle de demander mon chemin, à l’ancienne ! Hôtel pas cher, pas top mais bon Wi-Fi. Lessive et travail numérique pour me rendre compte que demain je dors pour la dernière fois au Portugal ! C’est bientôt la fin !

Les photos du jour

Journée tranquille

Donc, pour aujourd’hui, j’ai réduit le nombre d’étapes au minimum ! Première d’entre elles, Lamego ! Le château n’étant pas réputé (et pas toujours ouvert) je n’essaye même pas. Lamego est aussi connu pour un pèlerinage à l’église de Nossa Senhora dos Remédios. Elle est située tout en haut d’un escalier monumental de 600 marches qui part du centre-ville.

Les escaliers monumentaux qui montent à Igréja NS de Rémédios

Perso, je monte en voiture pour assister à un moment rare. Nous sommes dimanche et c’est l’heure de la messe. Les fidèles sont éparpillés sur le parvis, sur un marquage au sol précis (Covid !) et très recueillis en écoutant l’officiant par les haut-parleurs debout devant les portes de l’église … qui sont closes ! C’est surréaliste ! Je redescends visiter le musée qui recèle quelques pièces rares dont cinq toiles du grand peintre portugais du XVIe siècle, Vasco Fernandes (dit Grão Vasco). Splendides !

Musée de Lamego ; cinq toiles du grand peintre portugais du XVIe siècle, Vasco Fernandes (dit Grão Vasco)

Ainsi que des chapelles baroques déplacées pierres par pierres d’un couvent en démolition. La Sé cathédrale, juste à côté est couverte d’échafaudages et l’intérieur n’et pas visitables à cause des messes. Je dis bien LES messes car c’est « service continu » en ce dimanche matin ! Le cloître (gothique) adjacent n’est pas si mal. Je tente ma chance vers une autre petite église qui jouât un rôle important dans l’indépendance du Portugal. Cela ne la rend pas belle pour autant ! Et me voilà parti pour la vallée du Douro, toute proche. Classée au patrimoine mondial par l’Unesco, quand même ! Puisque j’ai du temps, je commence par monter au belvédère de St. Leonardo de Galafura. La petite route qui monte dans les vignes est superbe ! Le vignoble a pris toutes ces couleurs automnales et sous un soleil resplendissant, c’est magnifique. La vue du belvédère est étourdissante et donne envie d’être vite sur la route que certains qualifient de « plus belle du monde » qui longe le Douro. Je redescends au même endroit mais par une autre petite route … c’est pas pire ! Vraiment, ce vignoble est séduisant. Et j’emprunte cette fameuse route la long du Douro. Grosse, grosse déception ! C’est beaucoup moins joli que les petites routes qui mènent au belvédère !  Du coup, sans prendre de photo, j’arrive à Pinhao, terme de ma journée vers 13h30 ! Je me demande alors si je vais rester ici 1 ou 2 nuits. Pour me décider, je vais voir ma chambre réservée. Elle est située sur une route aux pavés défoncés sur une pente d’au moins 15% ! Encore une frayeur … pour réviser les performances et les dimensions de la voiture, c’est là qu’il faut venir ! Par contre la maison à une position dominante sur le méandre du Douro qui me bluffe dès mon entrée dans la maison !

Vue de ma chambre au-dessus de Pinhao

Je laisse mes bagages et il est à peine 15 heures. Debout sur les freins, je redescends à Pinhao et vais flâner sur les quais. En ce dimanche après-midi, l’ambiance est familiale et bon-enfant. Je pensais la faire demain, mais une vendeuse de billet de « croisière » sur le Douro me convainc d’acheter un billet pour 16h30. Il fait beau, il fait chaud, la lumière déclinante est magnifique … c’est parti !  Et je dois dire que cette heure de navigation est calme, reposante et ravissante.

En remontant le Douro

Je remonte à mon « nid d’aigle » pour avancer dans mon travail numérique avant de redescendre diner entre 19h20 et 21h00. Puisque je n’ai (encore !) pas déjeuné, je me paie THE restaurant de Pinhao ! Là, j’en reviens, la colère est à peine retombée. De la nourriture sans saveur, un vin de table au prix d’un grand bourgogne, un décor et un service aussi prétentieux qu’obséquieux ! Pour le double du prix de d’habitude … ça énerve !

Et voilà comment et pourquoi je diffuse à une heure aussi tardive !

Les photos du jour

Trop de château tue le … plaisir !

D’abord, il faut que je vous raconte ma soirée d’hier ! Le restau de l’hôtel étant fermé, j’ai consulté les applis « qui vont bien » pour ne trouver que des établissements fermés ! Je suis donc entré dans le seul qui ait de la lumière ! Une cantine pour travailleurs ! Que des hommes seuls, chacun à sa table face à la TV ! Exactement comme une salle de classe ! Le service poussif, le poisson grillé pas top … Mon voisin, intrigué, m’a posé des tas de questions … en portugais. J’ai « fait fumer » le traducteur du smartphone ce qui nous a permis une partie de franche rigolade ! Une belle expérience …

Donc, ce matin, je suis parti pour Almeida. Direction la poste ; ici, c’est CTT. Pour acheter une nouvelle carte d’autoroute ayant quasiment épuisé mes 40€ de crédit en un mois. Sauf que l’on est samedi ! Crétin ! Almeida a subit la même histoire de Elvas. Et les remparts sont aussi spectaculaires ! Les portes sont des bâtiments de 20 mètres d’épaisseur !

Voilà le bâtiment qui sert de porte.

Vauban a fait ici des adeptes. Ces forteresses sont près de la frontière avec l’Espagne et servaient de « remparts » lors de la guerre d’indépendance appelée guerre de restauration qui eut lieu du 1er décembre 1640 au 12 février 1668. Et pas moyen de trouver le musée militaire ! Google envoie à un mauvais endroit ! Finalement j’y parviens juste à l’heure d’ouverture : 10h15. Je ne goûte guère toutes ces armes, mais le musée est installé dans des bâtiments qui servaient sans doute d’entrepôts … c’est immense ! Route ensuite pour Castelo Rodrigo … et google (Waze en l’occurrence !) me lâche dans la pampa, encore une fois ! Heureusement, c’est encore un château en haut d’un piton rocheux et on le voit à 10 kilomètres ! C’est quand même un site de second intérêt et c’est là que je me demande si ça ne commence pas à faire beaucoup ! Je commence un peu à avoir l’impression de voir, de photographier toujours la même chose … et vous présenter des albums photos répétitifs … Et pourtant, si le château n’est pas « top », le village en granite rose est mignon comme tout !

Rue de la citerne à Castelo Rodrigo

Et je reprends la voiture pour Marialva. Waze indique 45 kilomètres et … 55 minutes ! Tu m’étonnes ! Quelle route ! Ça tortille fort, ça monte et ça descend mais quelle splendeur ! Un décor minéral granitique où quasiment rien ne pousse. C’est rude et âpre et on ne peut qu’admirer ceux qui s’échinent à faire pousser quelques vignes ou quelques oliviers sur un terroir aussi austère !

Sur la route entre Castelo Rodrigo et Trancoso

Sinon, Waze, en grande forme, ne trouve pas Marialva ! Enfin à 4 kilomètres près ! Lonely Planet s’enflamme littéralement sur Marialva … pas moi ! Visite décevante. Et c’est reparti pour Trancoso. (Waze a trouvé !) . Je commence par ingurgiter un sandwich/bière avant la visite de cette ville de province. Des remparts bien conservés, des portes médiévales monumentales … et des tombes wisigothiques ! Vraiment un endroit agréable. Mais j’en fais trop. Quatrième site de la journée, je commence à tout confondre. Demain je lève le pied !

D’ailleurs, je profite ce soir d’une promo dans un hôtel qui n’est pas du tout dans mes « standards », ça va me détendre ! C’est un ancien couvent et d’ailleurs ce soir, je dine à la chapelle !

Hotel Convento Nossa Senhora do Carmo à Freixinho … restau dans la chapelle !

 

Mais le Wi-Fi est pourri, pour les photos ce n’est pas gagné !

Et au bout de 4 heures, ça y est ! Les photos sont chargées !

Les photos du jour

Du grand spectacle !

Je quitte mes hôtes vers 09h00 pour sortir par le nord du Parc Da Serra Estrela. Et j’ai choisi la petite porte ! Sous un soleil radieux je monte par une toute petite route au-dessus de Manteigas. La végétation se limite aux fougères et aux genêts, avant que la route redescende sur Gouveia. Et là, surprise ! Une mer de nuage à perte de vue !

Le village de Folgosinho au-dessus de la mer de nuage

Et cela juste au-dessus du petit village de Folginhos. Puisque je continue à descendre, j’entre dans la brume qui lentement de dissout (et dix sous, c’est pas cher ! – Blague de vieux !). Cela m’offre des écharpées en contre-jour magnifiques. Puisqu’il faut remonter pour atteindre Linharès da Beira, j’y retrouve le soleil et la chaleur (pour info, il a fait 28° hier !). Encore une place forte édifiée au 12ème siècle par les premiers rois du Portugal. Cela me donne le vertige. Je ne veux pas les compter, mais combien de ces places-fortes ai-je déjà visitées ? Combien de ces châteaux ces rois ont-ils fait construire pour défendre leur royaume contre les Sarrasins, les Maures ou les Arabes selon la période ! Il n’en reste pas moins que l’endroit est splendide et que j’ai du mal à le quitter. Je vais d’escaliers en ruelles débarrassées de tout fils électriques et vais visiter les ruines du château. Ce serait déjà beau en temps normal, mais là, avec la mer de nuage pas encore totalement dissipée, c’est du grand spectacle !

Panorama depuis le château de Linaharès

A le quitter pour Guarda. A quelques kilomètres, ce chef-lieu régional a eu son heure de gloire. Je ne vais pas vous faire l’historique, mais la trace qui reste est un magnifique centre-ville médiéval tout en granit rose et dans un état de décrépitude avancé ! Visiblement, les faubourgs de la ville prospèrent au détriment d’un centre-ville presque à l’abandon ! Une maison sur cinq est à vendre et du haut des terrasses de la cathédrale, on peut apercevoir les toits des bâtisses qui jouxtent la place principale totalement effondrés !

Des toits de la Sé de Guarda.

Il en résulte que c’est calme … très calme ! Donc je tourne un peu pour voir la Sé et les anciennes portes des remparts. L’une d’entre elles est absolument ENORME ! Je reprends le volant vers 13h00 en me disant que l’hôtel est à 40 minutes de là et que je ne vais pas finir ainsi ma journée ! Heureusement, j’ai des visites en « spare » de prévues. La première, c’est le petit village de Castelo Mendo. Un petit bout du monde dans un paysage rocailleux. Je gare la voiture devant la porte médiévale et erre dans ce village totalement désert. On entend quelques chiens aboyer sinon, il n’y a que le grésillement des fils électriques. Et ce village est beau et captivant. Cette errance en solitaire m’émeut beaucoup. Attention, le bâti est en bien meilleur état qu’à Guarda ! C’est propre, coquet …. Mais sans personne ! C’est arrivant au château (ben oui, encore un !) que je surprends deux hommes en plein boulot de restauration d’une maison !

L’église dans l’enceinte du château de Castelo Mendo

La vue depuis le château est sympa, mais je n’ai qu’une envie c’est de profiter encore de ce calme, de cette sérénité qui transpire en ce lieu. Par contre, personne pour me servir une bière et un sandwich ! Encore une journée sans repas de midi ! Deuxième plan en réserve ; Castelo de Bom ! C’est beaucoup moins bien, mais sympa quand même !

Je suis dans ma chambre à 15h30 ! Cela va me permettre de régler quelques tracas administratifs …

Les photos du jour

 

On atteint des sommets !

Ce n’est pas la journée de laquelle j’attendais de grands émois … Je quitte donc, à regret, le village de Monsanto pour une journée au volant. Peut-être pas, si tout va bien. Je fais un passage par Corvilha, juste pour une église et un pont ! Ce n’était peut-être pas nécessaire, mais ça coupe un peu ! L’église Santa Maria est dotée d’une façade couverte d’azuléjos et dans ce quartier en décrépitude, il a été décidé de laisser les « grapheurs » exercer leur art sur les maisons abandonnées … le contraste est étonnant ! Je vais aussi jeter un coup d’œil sur l’œuvre d’un architecte audacieux qui a fait une jolie passerelle piétonne pour relier deux quartiers de la ville.

Joli pont piéton construit par João Luís Carrilho da Graça en 2009

Et je reprends la route pour entrer dans le Parc naturel de la Serra da Estrela. La route est spectaculaire et offre des panoramas à couper le souffle … même si cela ne rend rien en photo. Le point culminant de cette Serra est le point culminant du Portugal à 2.000 mètres. Il s’appelle Torre, puisqu’il y des tours techniques … abandonnées.

Torre au Parque natural da Estrela. Le haut des tours est à 2.000 mètres. Point culminant du Portugal

Cela donne une ambiance assez lugubre quand on découvre en plus les bâtiments abandonnés eux aussi ! Il y a quand même un supermarché pour me vendre une bouteille d’eau à 2 € ! Et c’est la descente vers Manteigas, station de « montagne » et mon étape du soir. Mais il est 13H00 ! Et ça m’arrange ! Je décide donc d’aller faire une balade sur les hauteurs … un régal parmi les frênes et les sapins. Et une belle vue pour finir !

Balade au-dessus de Manteigas. Vue vers le nord.

Sous la douche à 16H30. Presque pas de photo, donc travail numérique restreint !

Les photos du jour

Mais j’adore Monsanto !!

Un réveil magnifique ! Un lever de soleil à ma fenêtre de toute splendeur !

Lever de soleil depuis la chambre de l’hôtel

Puis petit-déj’, un coup (coût ?) de Carte Bleue, et c’est parti … il est 9h00. Premier arrêt 12 kilomètres plus loin à Castelo De Vide. Je ne vais pas vous refaire l’historique de la bourgade, c’est un peu toujours le même. Je me demande quand même si, de ma vie, je n’ai visiter une région avec autant de jolies cités toutes dotées d’un château ! C’est étonnant ! Et Castelo De Vide à son charme. C’est encore très calme et je croise des sourires amusés de personnes se demandant ce qu’un touriste peu bien faire ici, si tôt ! Bien entendu, c’est encore bien pentu et il y a autant d’escaliers que de ruelles en pente pour accéder au château. L’emprise médiévale autour des remparts est très jolie et le château est … fermé ! (en travaux). Je reprends la voiture pour me rendre à Nisa. Ce n’est même pas notifié dans mon Lonely Planet ! Encore un tuyau de « gotoportugal ». Et bien, ça vaut au moins que l’on s’y arrête, voire que l’on s’y attarde ! J’ai passé une demi-heure très agréable à flâner dans le vieux quartier.

dans les rues de Nisa

Ensuite, j’ai un peu de route et je zappe Castelo Branco, le chef lieu régional, où il n’y a pas grand chose à voir. Je continue vers Idanha … très réputé. Arrivé sur place, je ne vois rien de passionnant à voir et me demande ce que je suis venu faire là. Ben oui … je suis à Idanha la neuve, alors que je vais à Idanha la vieille ! 17 kilomètres plus loin ! J’y parviens donc par une petite route toujours aussi ravissante. Je roule parfois à 40 km/h pour profiter du paysage. Idanha la Velha, est un petit village qui a connu bien des vicissitudes.

Ces derniers y érigèrent une basilique et en firent leur capitale régionale. Selon la légende, le roi Wamba y serait né. La cathédrale fut transformée en mosquée par les Maures, qui furent chassés par les Templiers au XIIe siècle.

Tout le monde l’a occupé ! Romains, wisigoths, maures, Templiers … Au XVème siècle elle fût même abandonnée suite à une pandémie ! Ceux qui se rappellent qu’à Guimaraes, il existe un kiosque pour marquer l’endroit où Wamba, roi Wisigoth à planté sa lance et qu’un olivier a poussé …. bien, Wamba, serait né ici !

Il reste donc des vestiges disparates conservés au mieux dans ce coin reculé. C’est très émouvant de voir se côtoyer ces vestiges de civilisations anciennes et variées avec les locaux qui vivent ici, comme si de rien n’était ! Il est 14 heures, je fais les quelques kilomètres qui me séparent de mon étape du jour. Un village perché sur un piton rocheux incroyable. On le voit de loin ! L’accès est laborieux, comme d’habitude. Une fois la voiture posée, je me délecte pendant deux heures à visiter ces ruelles qui serpentent entre d’énormes blocs de granite. Au sommet, il y a des vestiges d’un château construit lui aussi sur les blocs gros comme des maisons. C’est hallucinant !

Monsanto

Comme hier, je me sens chanceux de profiter pleinement de ce site somptueux … qui s’appelle MONSANTO !!!

 

Les photos du jour

Un endroit, un moment, une lumière …

Je quitte Elvas dans une petite brume matinale, en sachant que cette journée ne sera pas la plus folle du périple. Mais cette lumière dans la brume donne au paysage un aspect intrigant, et ses prairies parsemées de chênes lièges sont toujours captivantes. Premier arrêt à Monforte … je flâne une bonne demi-heure … rien de passionnant ! Je continue vers Alter Do Chao et dès l’entrée du village, le château fait impression !

château de alter do chao

Mais, après sa visite qui ne vaut que par les points de vue du haut des tours, je me rends vite compte que ce village endormi (mais il n’y a pas un chat dans les rues !) ne va pas m’occuper toute la matinée. Je trouve donc une épicerie pour acheter gâteaux secs et bouteille d’eau et décide d’aller faire la petite balade de la Serra Sao Mamede. Sur la route, je craque encore pour ces paysages captivants.

Au bord de la route …

La balade consiste à monter au point culminant de cette Serra pour y trouver un point de vue magnifique. 2 heures tranquilles sous une température idéale et un ciel d’un bleu profond !

Donc, une journée dite « faible » sans être déplaisante. Une demi-heure pour me rendre à ma destination du jour ; Marvao (prononcez Marvon). D’abord, la petite frayeur habituelle pour pénétrer dans un village médiéval en voiture … et la porte, déjà, impressionne ! Je trouve de suite mon hôtel, me gare devant et pars visiter les lieux car la lumière est belle et la situation de ce piton rocheux est prometteuse. Et c’est encore mieux qu’espéré. Je l’ai déjà écrit au Maroc, en Colombie : cette sensation unique d’être au bon endroit au bon moment.

Un endroit, un moment, une lumière …

J’emprunte des ruelles et des escaliers pour me rendre au château. Juste avant le château je visite un mini musée installé dans une petite église où il y a un très vieux retable de toute beauté !

Intérieur du musée. Un joli très vieux retable et des azulejos du 18ème

Concernant le château, l’histoire est toujours la même ; fondation romaine, place forte maure, édification des remparts supplémentaires par Alphonse et son fils Denis 1er … vous connaissez la chanson !

Mais quel site ! C’est époustouflant. Les ruines sont superbes, la restauration sobre, tout est réuni pour un grand moment. Je ne sais plus où donner de l’objectif ! Mais à part le château, c’est tout le village qui est d’une esthétique redoutable ! Je ne vais pas vous en faire des tonnes, mais qu’est-ce que ce fût rude de ne pas garder les 80 photos ! Le choix drastique a été fait, rassurez-vous !

L’église … le chateau

Du coup, à peine à la bourre pour mes heures de numériques !

 

Les photos du jour

L’Alentejo … mais que c’est beau !

Ceux qui me connaissent, savent mon goût pour la montagne, mais je dois être un homme des plaines ! Ces paysages à peine vallonnés que je traverse depuis 3 jours me ravissent littéralement. Ces immenses étendues herbeuses pointillées de chênes lièges, d’oliveraies et de quelques vignes, je trouve cela d’une esthétique folle.

Et c’est justement, parmi les chênes liège que se cache à quelques kilomètres de Evora un cromlech extraordinaire ; « Le cromlech des Almendres.

Cromlech des Almendres. Ce spectaculaire ovale de pierres dressées, à 15 km à l’ouest d’Évora, est le plus important groupe mégalithique de la péninsule Ibérique, un lieu magique.

Ce spectaculaire ovale de pierres dressées, à 15 km à l’ouest d’Évora, est le plus important groupe mégalithique de la péninsule Ibérique, un lieu magique. Il comprend 95 monolithes arrondis en granit, dont certains gravés de signes symboliques, disposés sur un terrain pentu. Ces mégalithiques ont été dressés à différentes périodes, selon une orientation astronomique approximative, et servaient probablement à des assemblées ou des rites sacrés à l’aube du néolithique »

Voilà pour les explications du Lonely Planet … Moi, seul dans cet endroit empreint de magie … j’ai adoré !

La voiture un peu moins, car les 5 kilomètres de chemins sont ardus ! Et j’ai repris avec délectation les petites routes qui longent les oliveraies et les exploitations de chênes liège … jusqu’à la place forte d’Evoramonte.

Vue des remparts d’Evoramonte

Encore un promontoire occupé par les romains, les Maures, les musulmans et enfin la royauté portugaise … Si le château (fermé) est aux armes de Bragance, il est surtout très moche. Mais que l’endroit est spectaculaire ! Une vue imprenable sur les alentours !

Par contre, Estremoz m’a beaucoup moins conquis. Ville où l’on exploite le marbre depuis l’antiquité, les rues en sont pavées, elle est dominée par un palais dont les premières pierres furent posée par Denis 1er … le fils de Alphonse ! Donc 13ème siècle. Très remanié par la suite, il abrite désormais une « pousada ». Et pour finir, Elvas … à peine plus à l’est. Après un steak-frite, j’entame une flânerie dans ce joli bourg plein de charme au calme surprenant ! Mais Elvas vaut surtout pour ses remparts HALLUCINANTS !!!.

Les remparts qui entourent la ville couvrent trois périodes ; les premiers furent édifiés au VIIIe siècle à l’arrivée des Maures et les deuxièmes fortifications musulmanes datent des Xe et XIe siècles (et au-delà).

« Les remparts qui entourent la ville couvrent trois périodes ; les premiers furent édifiés au VIIIe siècle à l’arrivée des Maures et les deuxièmes fortifications musulmanes datent des Xe et XIe siècles (et au-delà). Les derniers (la majeure partie de ce qu’on voit aujourd’hui) furent construits au XVIIe siècle dans le style des défenses de Vauban. »

A force de flâner sur les remparts, l’heure tourne ! Je fais un crochet par le « forte de Graça » qui est fermé le lundi mais qui offre une superbe vue sur la ville de Elvas.

En fait, je suis à peine pressé car je dors ce soir dans une superbe exploitation qui m’a fait une « promo » de ouf … et j’aimerais en profiter un peu !

Quinta de Santo Antonio

Les photos du jour

Je n’ai pas vu Caésaria

Bon, la blague m’a un peu été soufflée…

Mais Évora c’est chouette ! Surtout le dimanche matin à 09h00 quand on a l’impression d’être le seul touriste dans la ville !

Parce que c’est un peu excentré, je commence par l’aqueduc. Les ruelles pour s’y rendre sont charmantes et merci au GPS ! L’aqueduc est en ville, difficile pour avoir une jolie perspective ! De plus le ciel est voilé … tant pis pour les belles lumières !

L’aqueduc fut conçu par Francisco de Arruda, l’architecte de la fameuse tour de Belém à Lisbonne, pour acheminer de l’eau propre à Évora et construit dans les années 1530

Je le longe un moment pour me diriger vers le temple romain. Si, si, il y a un temple romain en plein centre-ville d’Évora ! Il n’est pas spectaculaire, main quand même ! Je cherche deux endroits intéressants à visiter … amis ils sont clos à cause du covid ! J’entre donc au musée d’Évora. Très joli musée avec de belles stèles funéraires romaines et autre « plaques » commémoratives datant des 1er et 2ème siècle. La pinacothèque est à l’étage et couvre surtout la Renaissance. A ma grande surprise, beaucoup de l’école flamande ce qui n’est pas fait pour me déplaire ! Mais il y a surtout les 13 pièces du retable de la chapelle principale de la cathédrale d’Évora ! Une splendeur absolue datée de 1500 !

Et on est si loin des « mater dolorosa », des Christs sanguignolants du 18ème !

Justement, puisque l’on parle de cathédrale, je sors pour m’y rendre … et il pleut ! La cathédrale est à côté, heureusement, je prends mon billet et commence la visite par les toits … et il fait beau ! Ou presque ! Donc une jolie vus sur les alentours, bien entendu. La visite comprend ensuite le cloître qui est de toute beauté ! C’est un cloître gothique, je préfère le roman, mais il est très beau. La cathédrale est elle aussi jolie, vu qu’elle n’est pas surchargée ! Pour finir, il y a bien sûr, le « trésor ». Je fais vite, mais il y a quand même de belles choses, surtout un triptyque en ivoire du 16ème … magnifique !

Au musée de la Sé d’Évora : « Vierge du Paradis ». Triptique en ivoire du 16ème siècle

Malgré la météo maussade, je continue à flâner dans cette ville que les touristes ont maintenant investit. Tant et si bien que devant la « capella dos ossos » il y a une queue de « ouf » ! C’est une chapelle assez macabre faite essentiellement avec des ossement. Enfin, il parait, parce que là, je fais l’impasse. La météo se dégage ce qui me permet de repasser par des endroits vus sous la pluie, comme la praça Giraldo. Je déjeune d’un riz au canard, flâne encore au hasard …

Ruelle à Évora

et retourne à l’hôtel de ce matin pour récupérer mon bagage et investir mon hôtel de ce soir ! A 15h30 ! Je vais pouvoir faire mon travail numérique en toute sérénité ! Ben la chambre est belle mais le Wi-Fi tout pourri : Donc, je passe 1H30 assis par terre dans le couloir où le Wi-Fi est un peu meilleur pour télécharger mes photos !!