Un dimanche paisible

Je savais qu’une journée à Viana Do Costelo, c’était « large » ! J’en ai profité pour prendre mon temps en ce dernier dimanche estival. Demain, c’est la rentrée au Portugal et il est prevu un changement de météo avec pluie probable.

Je n’ai donc pas croisé les marcheurs furieux au petit déjeuner … sauf un ! A 8h30, j’étais dans les rues du centre historique où je loge. Et j’étais quasiment seul !

Centre historique de Viana Do Costelo.

J’ai donc pu profiter largement de la belle lumière matinale sur la place de la république. Puis, l’idée initiale était d’aller profiter de la belle plage de Viana, appelée « Cabedelo » avant la foule du dimanche. Mais le ferry qui y mène ne commence son service qu’à 10h00. Donc je décide de monter au sanctuaire de Santa Luzia qui domine la ville. Un tout petit funiculaire de 10 places m’évite un escalier aussi long que fastidieux. La vue est spectaculaire mais très en contre-jour. On découvre la ville à l’embouchure de la Lima et l’océan.

Panorama spectaculaire depuis le sanstuaire Santa Luzia sur l’embouchure de la Lima sur l’océan atlantique.

De retour au centre historique, je visite un joli petit musée des traditions locales avec des somptueux costumes.

Quelques photos du joli musée des traditions.

Il est presque midi, je décide donc d’aller à la plage cet après-midi. Je passe à ma chambre pour me désaltérer et y rencontre le propriétaire qui m’annonce que ce soir je serai seul dans l’appartement !

Après avoir gouter à une spécialité locale de croque-monsieur réinventé (je n’aurais pas dû !) je pars donc prendre le ferry. Il n’y en a qu’un par heure ! Et c’est dans 40 minutes … que je passe – encore – dans le charmant centre historique.

Sur la « praça da républica », l’ancien hôtel de ville qui date du 16ème siècle.

Et me voilà parti avec le tout petit ferry de 20 places pour une folle traversée de la Lima de … 7 minutes !

La plage réputée de Cabedelo est jolie, certes, mais pas de quoi pavoiser non plus ! J’y passe une heure agréable à marcher dans le sable mouillé de l’atlantique.

Au sud de la LIma, la plage de Cabedelo.

Et comme cela fait exactement une semaine que je suis au Portugal, cela me donne un peu plus de travail numérique que j’attaque à 16h00.

Les photos du jour

Compilation des photos de toute la semaine.

Comment savoir ?

J’ai donc décidé d’alléger mes journées. C’est pourquoi, hier soir, j’ai réservé une nuit en auberge de jeunesse à Ponte de Lima. Même si les visites de Ponte de Barca, d’Arcos de Valdevez et Ponte de Lima forment un bon programme. Au moment de partir, la charmante proprio de l’hôtel me recommande chaudement d’aller à Sistelo (plein nord) appelé le Tibet portugais. Puisque je n’ai toujours pas visité la ville, je fais un petit tour dans le centre historique encore endormi ce samedi matin et termine au bord de la rivière ; charmant !

A Ponte De Barca, le pont sur la rivière Lima.

Je me rends donc à Sistelo, le Tibet local !  L’appellation est extrêmement surfaite ! Il y a bien quelques terrasses ou poussent les vignes, mais elles sont totalement en contre-jour.

Par contre, en ce samedi matin, c’est déjà très fréquenté …. et je me demande bien pourquoi. Tant pis, je reviens sur mes pas pour m’arrêter à Arcos de Valdevez. Jolie petite bourgade, certes, ou plutôt peut-être … Je ne m’attarde pas non plus. Me voici donc en route pour Ponte De Lima où j’arrive à midi. Je vais avoir le temps de visiter ce « spot touristique » local. Comme son nom l’indique, il y a un très joli pont dit romain.

Toujours sur la rivère Lima, le pont médiéval à Ponte de Lima.

De fait quand on va de l’autre coté, on trouve la petite partie romaine dans le prolongement de la partie médiévale qui enjambe la rivière Lima.

L’ancienne partie romaine du même pont. La partie médiévale est dans le prolongement vers la droite.

De ce coté de la rivière, j’espérais faire la visite d’un joli parc floral à thème … il n’existe plus ! Le centre-ville historique est charmant même s’il y a beaucoup de touristes. Il y a des restaurants partout, ça tombe bien, j’ai faim. Et attendant mon plat de morue, je me rend compte qu’à 13h30 j’ai presque terminé la visite de Ponte de Lima et que – de plus – l’auberge de jeunesse qui m’abrite ce soir n’ouvre qu’à 18h00, ce qui est souvent le cas.

Comment pouvais-je savoir que tout irait aussi vite aujourd’hui ? C’est bien pourquoi je n’aime pas réserver, mais il y a tellement de monde dans les hôtels qu’il est aussi délicat d’arriver sans réservation ! Bref, j’annule ma réservation à Ponte De Lima, je réserve deux nuits à Viana Do Castelo, bien heureux de trouver encore de la place dans un petit hostel pas cher ! Je remonte dans ma voiture à 14h30, il fait 40° ! J’espère que l’air océanique sera plus supportable à Viana !

Viana où je suis rendu vers 15h30. Ma voiture est immonde, je me mets en quête d’un « car wash » . Pas facile de se faire de la monnaie, mais cela valait la peine ; la voiture est toute belle ! Effectivement, il fait moins chaud ici … seulement 37° ! Je me mets en quête de mon hôtel en plein centre-ville et il me faut 25 minutes pour trouver où me stationner ! Je prends possession de ma chambre. Dans l’après-midi, je fais la connaissance de deux allemands et d’un danois, tous marcheurs ! Le danois a fait 45 kilomètres aujourd’hui ! Il fait le chemin de Compostelle de Lisbonne à Saint Jacques en passant par Fatima ! Avec le « cagnard » du jour, je les prends pour des fous !

Cette fois, j’ai tout mon temps pour mes heures de numérique.

 

Les photos du jour

C’est toujours l’été !

Vu les températures ambiantes de ces derniers jours, je crains un peu la ballade que je voudrais faire aujourd’hui ! Je me hâte donc (à peine !) pour sortir de l’hôtel avant 9 heures quand le petit-dej’ n’est, de toute manière, servi qu’à 8 heures. Je repasse donc par Soajo et continue vers le nord sur la route de Castro Laboreiro.

Après une certaine altitude, je retrouve la lande granitique et aussi, sur cette route tortueuse, de superbes points de vue !

Sur la route de Castro Laboreiro ; point de vue de Tibo.

J’arrive dans le tout petit village de Gavieira, ma destination ! Une galère pour passer la voiture dans les ruelles, mais j’y parviens, me gare à la sortie et à 10H15, je suis en marche ; il fait 25°. La ballade est charmante dans les feuillus caractéristiques de ce milieu granitique. C’est ainsi que je dérange une dizaine de sangliers ! Je trouve de nouveaux des rochers spectaculaires.

J’adore ces rochers granitiques !

Et puis, c’est bon de marcher seul dans ce bout du monde ! Progressivement, je monte jusqu’à un autre petit village, tout aussi endormi.

An dessus de Gavieira, je passe à Sao Bento Do Cando

Là, sur la place de l’église, je remarque un papy qui semble bricoler assis. Je m’approche … il se coupe les ongles de pied avec une paire de tenailles ! Je n’ai pas osé prendre la photo ! La descente est à peine raide, par des chemins muletiers, seules des vaches locales bien fournies coté cornes, me tiennent compagnie. Je retrouve la voiture vers 13h30 … il fait chaud ! Ma bouteille de 1,5 litres a juste suffit ! Je continue ma progression automobile jusqu’à Castro Laboreiro. La route est spectaculaire. Mais j’ai faim et soif ! Je me restaure dans ce village à peine touristique. Je visite un pont romain quelques centaines de mètres en-dessous du village.

Ponte Cava da Velha, tout près de Castro Laboreiro

Il aurait été construit au 1er siècle et remanié au 12ème … Et je redescend cette même vallée nord/sud par une autre route. Je me trompe dans un tout petit village, je fais confiance au GPS et suis les ruelles avec une grande précaution, mais je fini par frotter l’aile arrière droite contre un mur ! Et merde ! Bon, ce n’est que de la peinture, on reste positif !Sur cette route plus que secondaire je fais la rencontre d’une femme qui marche sac au dos sur le bas-coté … gauche. Je charge son gros sac à dos dans le coffre et son odeur de sueur sur le siège passager. Elle est portugaise, parle un peu anglais et semble avoir un besoin impérieux de se rendre à Porto pour prendre le train. Je n’arrive pas à savoir si elle est SDF ou routarde … en précarité, c’est certain. Mais 25 minutes plus tard, j’aimerais chercher à pied un village abandonné dont je n’ai que les coordonnées GPS. Nous sommes maintenant sur la route principale, je la laisse à un croisement. Elle a des sanglots dans la voix … Cette femme  a des choses à porter bien plus lourdes que son sac à dos. Je me mets en quête du village abandonné indiqué par « gotoportugal », encore lui ! Il n’est indiqué nulle part. Je n’ai que les coordonnées GPS. Mais comme elles sont exactes, je trouve ces vestiges, témoignage de l’exode massif des années 60/70 pour fuir la famine et Salazar !

Ces abandons furent provoqués par une migration massive pendant les années 60 et 70 pour fuir la misère et la dictature de Salazar.

Ça m’a juste couté 1 heure de marche supplémentaire, mais c’était un joli témoignage de pierres ! En repartant en voiture, j’ai roulé doucement sur quelques kilomètres. Je n’ai pas revu la femme mystérieuse.

ET voilà ! Encore une belles journée ensoleillée de passée !

 

Les photos du jour

On calme le jeu !

Surtout en commençant par 1.400 kilomètres pour rallier le Portugal, je dois dire que je commence à trouver que je passe beaucoup de temps sur la route. Aujourd’hui, j’ai donc décidé de calmer le jeu. En logeant ce soir à Soajo, par exemple, à une cinquantaine de kilomètres selon la route empruntée. Mais impossible de réserver la dernière chambre dispo avec l’appli qui va bien. Même la gourde de l’office de tourisme n’a pas pu m’aider. Par contre elle m’a signifié que la petite route dans les bois que je voulais emprunter pour voir une ancienne voie romaine est fermée à cause des risques incendie ! Faudra changer le programme ! Alors, j’ai décider de partir « la fleur au fusil », comme au bon vieux temps en somme ! J’ai d’abord consacré 40 minutes de route pavée et très raide pour monter à un point de vue réputé, et ça valait la peine.

Du miradouro da Pedra Beal, vue sur le lac Cavado

Puis, encore des routes de montagnes dans ces paysages de landes granitiques qui font furieusement penser à la Bretagne, voir l’Écosse ! Je rejoins la fin de la petite route fermée pour voir un peu de l’ancienne voie romaine. Une ballade d’une petite heure sous une chaleur étonnante !

Voie romaine au dessus du lac Homem

Heureusement que maintenant j’ai mon chapeau ! Cette ancienne voie romaine domine un lac où, sur la rive opposée, je suis sensé allez voir un village à moitié englouti. Je le soupçonne de loin et ça n’a pas l’air enthousiasmant. Je reprends donc la route et « zappe » le village englouti pour m’arrêter dans un charmant petit village typique ; Brufe. Encore une – bonne – idée de « gotoportugal ». Et j’arrive vers 12H30 à Soajo. L’appli me confirme que la dernière chambre n’est plus disponible. Qu’a cela ne tienne, je visite ce beau village en espérant trouver aussi une chambre. J’avise deux mamies qui tentent de m’aider, en téléphonant à des numéros qui ne répondent pas, en m’emmenant même chez une propriétaire … absente ! Je visite « le parc des espigueiros », très impressionnant. En fait, ou chacun a (avait ?) le sien chez lui, ou les autres sont regroupé sur une proéminence granitique. Il est 14 heures, je grignote sur la place du village en attendant que l’office du tourisme ouvre à 15 heures, et les doutes m’assaillent. Ponte Barca, gros bourg, n’est pas si loin et il y a des chambres (chères !) disponibles. J’en réserve une et je quitte Soajo. Je vais visiter Lindoso, connu lui aussi pour son parc d’espigueiros. En passant, je fais une petite marche le long d’un torrent qui m’amène à des bassins fréquentés par les locaux pour venir se rafraichir ! Il fait 33° ! Sympathique et beaucoup plus familial que la cascade Tahiti !

Baignade en torrent à Poço da Gola

Lindoso, en plus des espigueiros possède un château médiéval construit lui aussi par Alphonse III Sympa à visiter. Le parc contigu des espigueiros est grandiose.

Espigueiros de Lindoso, avec les ruines du château à l’arrière.

C’est vraiment étonnant.

Et voilà … 30 minutes de route pour rejoindre l’hôtel de Ponte Barca et je suis sous la douche à 16h00 ! Ben oui, il fait 36° quand même ! Tellement chouette l’hôtel, que je vais m’offrir le luxe d’y passer deux nuit. Ce qui veut dire que j’ai le temps de faire sécher ma lessive que je fais illico !

Les photos du jour

Vernaculaire, populaire, balnéaire.

Aujourd’hui, je passe du « parque natural de Montesinho » à l’immense « parque nacional de Peneda-Gérès ». A la sortie de Chavès, je commence par prendre un petit morceau d’autoroute, ce que je n’ai pas le droit de faire, car je ne me suis pas encore acquitté de la taxe dédiée ! Ça sent l’amende ! Puis je fais le plein de gasoil mais aussi de chips et autres viennoiseries pour ne pas m’attabler longtemps à midi, surtout que j’ai bien mangé au petit-dej’. Ensuite, je reprends vers le nord en direction d’une campagne « classée » entre Boticas et Montalegre pour son respect des traditions et de son agriculture vernaculaire. Incontestablement, c’est joli. Surtout que çà et là, je tombe sur de petites églises romanes adorables.

Eglise romane au bord de la route entre Boticas et Montalègre.

Passage donc à Montalegre. Un bourg attachant groupé au pied du château. Une visite simple et didactique dans les étages du donjon … je vous passe les détails ! Du sommet, la vue sur le bourg et les environs est sympa !

Au château de Montalègre.

Toujours influencé par le site « gotoportugal », je fais un petit détour par Travasso pour voir une tour érigée en l’honneur d’un bœuf ! C’était en 1933. Moment épique pour faire passer la voiture dans de petites ruelles pavées, très en pente ! Vers midi, je me rends ensuite à Pitoès das Junias. Cadre enchanteur disait le guide … bof bof bof. Sous une chaleur accablante, je descends voir le petit monastère en ruine, juste en dessous du village.

En grignotant mes chips, je me rends à Parédès Do Rio ! Un grand moment ! L’acmé de la journée. Encore des ruelles escarpées, étroites mais bien pavées.

Pas large mais ça passe !

C’est un endroit magnifique. Je découvre mes premiers greniers « espigueiros ». (En même temps, espigueiros veut dire « grenier » en portugais !). Des greniers à grains aux formes particulières. Les bruits, les odeurs me replongent à Rosay, à Aussois, il y a 25 ans.

Faut juste attendre un peu !

J’attends un peu que les vaches dégagent le passage et je rejoins la route principale. Après cette matinée enthousiasmante, je vais déchanter quelque peu la fin de journée. Pas mal de kilomètres auxquels s’ajoutent un fastidieux détour par des chemins « de malades » pour voir un pont romain qui n’a rien d’extraordinaire. Suit un détour conséquent pour me rendre à la cascade Tahiti (si, si !). Un ruisseau forme des cascades et des bassins où la population vient s’ébattre en cet après-midi trop chaud pour la saison (33°C).

Cascade Tahiti.

Ambiance populaire avec radios diverses, et une odeur de barbeq’/Monoï/Marlboro ! Je ne m’attarde pas. Je me rends ensuite à l’église Sao Bento. Lieu de pèlerinage local tout aussi désespérant ! Quoique ! J’ai trouvé chez les marchands du temple un chapeau acceptable ! Et pour finir, je m’installe à Gérès, lieu fréquenté essentiellement par le troisième âge qui vient y « prendre ses eaux » ! Ma chambre est exiguë, sans table pour faire mes heures de numérique. Grrrr

Les 16 photos du jour

Saleté de bouton orange !

Bragance, malgré son prestige royal, n’est pas un haut lieu touristique. Il n’en reste pas moins, qu’avant de partir, j’ai visité la citadelle et j’ai eu bien fait ! Puisqu’elle a été fondée Alphonse 1er en 1130 et fortifiée par son fils Sanché 1er, les remparts sont donc moyenâgeux !

Les remparts de la citadelle

Donc, vers 9h00, je visite ce quartier médiéval, très joli. Il y a aussi des musées … mais je n’ai pas le cœur à m’enfermer par une si belle météo.

 

Je reprends donc la voiture « monter » au parc de Montesinho. Je refais un peu la route d’hier soir ! Tout au bout d’une toute petite route, j’arrive au charmant petit village de Montesinho. C’est assez désert, je m’équipe et part faire une ballade vers un lac caché un peu plus haut. Pour tout dire, rien d’extraordinaire, mais après ces longues heures de routes depuis 3 jours, ça délasse ! De plus, le vent frais est revigorant, certes, mais il agite surtout les pales des nombreuses éoliennes juchées sur le crête !

Presque en haut de la ballade …

Déjà que j’ai des doutes sur le caractère écologique des éoliennes, avec en plus un bruit d’usine permanent en haute montagne, ça gâche un peu !

A ce sujet, j’invite chacun a se renseigner sur le recyclage des composites thermodurcissables dont les 1.500 éoliennes dont l’on va devoir vite se débarrasser sont composées !

De retour au village, à presque 14 heures, je me laisse tenté par un excellent restaurant local. Excellent … mais lent ! Je remonte dans la voiture à 15h30 ! Il faut vraiment que je grignote à midi, c’est trop long ! (mais j’avais très faim ! ). Et me voici reparti à la visite de cette superbe campagne parsemée d’innombrables châtaigneraies. (le pain aux noix, ce midi …. « une tuerie » ! ).

Énormément de châtaigneraies …

Cette visite m’est inspirée par un site web que j’ai beaucoup apprécié (gotoportugal) et les villages d’hier étaient vraiment typiques. Mais ceux de cet après-midi sont décevants.

C’est quittant le deuxième, appelé Dine, que le voyant orange de ma boite automatique s’est allumé. Paumé dans la montagne ! Comme tout semblait fonctionner normalement, j’ai décidé de rallier quand même ma destination ; Chavès. Une bonne heure de route en passant par l’Espagne ! Et en plus, un peu plus tard, le trafic est dévié de l’autoroute ! Mais !! Sur cette déviation, j’avise un garage qui me fait une remise à zéro du système et me laisse repartir 45 minutes plus tard ! Pour 45 euros, le prix de la sérénité.

Tout ça pour un bouton orange !

19 h. Je m’installe vite dans mon hôtel bon marché, vais ingurgiter une salade césar juste à coté, il reste des heures de numérique à effectuer ce soir !

Les 15 photos du jours

A un moment, il faut se décider !

Après un été à observer de près l’évolution de cette maudite Covid19, j’ai compris qu’il ne fallait plus attendre un retour au « monde d’avant » comme les média aiment dire. Frustré par cette immobilité contrainte depuis des mois, j’ai décidé d’aller voir ailleurs, quoi qu’il en coûte comme disait l’autre ! J’ai donc fait ma valise et suis parti au volant de mon automobile – pour changer – à destination du Portugal ! Ce dimanche 6 septembre, j’ai donc parcouru 920 kilomètres pour dormir à Burgos avant d’atteindre le Portugal demain.

Pourquoi le Portugal ? Parce que l’on peut s’y rendre facilement, parce qu’il n’y a pas trop de risque de quatorzaine à l’aller comme au retour. Enfin, aux nouvelles du jour ! Et parce qu’une belle âme m’en a donné le goût et que ce voyage était donc dans mes cartons, comme d’autres !

Les motivations sont-elles les bonnes ? Je n’en suis pas certain. Mais j’ai vraiment besoin de me soigner la tête et je sais que partir est le meilleur remède !

out from Domnique Thiebault on Vimeo.

Arrivée chez les capétiens.

Quelle meilleure porte d’entrée au Portugal par un français, sinon que le duché de Bragance ? Une petite révision vite faite ? A la fin du premier millénaire, Hugues Capet installe sa famille sur le trône de France (ce qu’il en reste ! entre Escaut Meuse et Saône) mettant fin à l’incurie des derniers carolingiens. Il a comme petit fils Robert 1er de Bourgogne qui a lui même un petit fils, Robert de Bourgogne qui, puisque fils cadet, n’avait aucune chance de régner. Il parti à l’aventure en Espagne participer à la « reconquista » et reçu en récompense la main de Thérèse de Léon. C’est leur fils, Alphonse 1er qui lutta pour l’indépendance du Portugal en établissant la forteresse de Bragance, près de la frontière. Il devint ainsi le premier roi du Portugal en 1139, en étant de la 8ème génération après Hugues Capet. La famille capétienne des Bourgogne du Portugal et duc de Bragance, vit toujours aujourd’hui … en Suisse, je crois.

C’est dans cette région vallonnée qu’après 300 kilomètres, je suis entré au Portugal, vers midi… 11 heures finalement, puisque qu’il y a 1 heure de décalage. Tant mieux ! Car si nous sommes à la latitude de la Corse, nous sommes aussi à la longitude de Dublin ! De toutes petites routes traversant des villages isolés aux traces médiévales ! Merveilleuse ambiance, sereine, verdoyante, tranquille, sous un chaud soleil d’automne.

Dans les rues de Rio De Onor

Juste à la frontière, le superbe village de Rio de Onor, puis à 6 kilomètres, un village, ou plutôt un hameau appelé Guadramil.

A Guadramil

Et je suis redescendu tranquillement vers Bragance en passant par Varge.

A Varge

J’ai pris possession de ma superbe chambre … mais à peine loin du centre-ville. Après un sandwich au troquet du coin (à 15h30 !), je me suis attelé à mon travail numérique. Je suis rouillé ! Et donc un peu lent …

Demain, après la visite de la citadelle de Bragance, je remonte dans les montagnes, voir d’autres villages et essayer de marcher un peu dans le « parque natural de Montesinho ».

Quelle belle première journée !

Les photos du jour