Centre Portugal

Je quitte donc ma chambre du centre-ville de Coïmbra, direction plein sud. Vers Tolmar. Bourgade charmante réputée pour avoir été le siège des Templiers du Portugal au sein du « monastère du Christ » qui domine la ville. Je débute la visite vers 09h30. L’aspect forteresse du lieu impressionne immédiatement. Je me ballade dans les jardins aménagés le long des remparts avant d’entamer la visite proprement dite.

Le Convento de Cristo, siège portugais des templiers fondé en 1160 par le grand maître Gualdim Pais, est l’expression de leur puissance.

L’ordre du Temple est un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, dont les membres sont appelés les Templiers.

Cet ordre fut créé à l’occasion du concile de Troyes, ouvert le , à partir d’une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Il œuvra pendant les 12ème et 13ème siècles à l’accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades.

Le bâtiment a servit et a évolué au cours des siècles bien après la dissolution de l’ordre. C’est une suite de cloîtres à l’intérêt divers. La chapelle est très particulière.

La visite a duré moins de temps que ce que j’escomptais.

L’aqueduc pour alimenter en eau la forteresse date de la fin du 16ème siècle.

Je passe par l’aqueduc construit fin 16ème pour ravitailler le couvent en eau avant de descendre visiter la ville de Tolmar. Charmante bourgade au centre-ville piéton avec une belle église à la décoration sobre ; ça change !

Igréja de Sao Joao Baptista

Vraiment, une très belle surprise que cette ville de Tomar. Sur mon parcours est ensuite prévu le château d’Almourol. J’y suis vers 13 heures. Ce joli château fort est au somment d’un piton rocheux sur une île au milieu du Tage. Qui traverse Lisbonne plus en aval. Mais le bateau pour s’y rendre ne fonctionne pas de 12h20 à 14h40 ! Il y a aussi une ballade de 3 heures a faire le long du Tage mais c’est mal pavé et le retour se fait sur une route goudronnée … bof bof bof. Je décide de poursuivre ma route plein ouest vers Mira des Aires. C’est alors que je vois le paysage changer. Depuis mon arrivée tout au nord du Portugal, je n’ai jamais quitté des paysages granitiques. Et là, la végétation change, la couleur des sols également car nous pénétrons en paysage calcaire ! Et c’est pourquoi à Mira Des Aires, il y a une grotte à visiter. Et elle est magnifique ! Une heure a se régaler en descendant des puits impressionnants et bien aménagés.

Grottes de Mira De Aire

Sur le chemin de ma chambre d’hôtes, je m’arrête voir un amphithéâtre naturel surprenant. Un cirque aux dimensions extravagantes qu’on ne peut le prendre en photo en une seule fois. A 16h30 je prends possession de ma chambre chez une personne à la gentillesse extrême. La maison est ravissante mais il m’a fallu faire 10 kilomètres pour aller diner (mal !) et le Wi-Fi est tellement poussif que je fini juste mon travail numérique à 22 heures. Je serais bien resté une nuit de plus, mais là, ça va pas être possible !

Les photos du jour

Coïmbra 2ème journée pépère.

Donc, une journée « pépère » en perspective. Je ne me lève pas trop tôt pour ne pas bousculer le boulanger/pâtissier d’à coté. Après quelques viennoiseries je pars pour Figueira Da Foz. Je l’avais shunter entre Porto et Coïmbra, c’est à 30 minutes d’ici. Sous un joli soleil matinal, me voilà donc de nouveau au bord de l’océan. Un soleil radieux, un peu de vent, l’odeur des embruns et une lumière magnifique. La plage a ceci de particulier qu’elle est totalement plate. C’est donc une lagune sèche qu’il faut traverser pour atteindre l’eau, sur au moins 200 mètres !

La plage du Buarcos, juste au nord de Figueuira da Foz offre la particularité d’être le long d’une zone lagunaire.

Figueira Da Foz est une station balnéaire prisée depuis fort longtemps car facile d’accès, depuis l’Espagne en particulier. Il reste donc quelques bâtiments « art nouveau », mais vraiment très peu. Je ne m’attarde donc pas pour l’architecture. Après une heure a profiter des embruns, retour à Coïmbra pour visiter le monastère de Santa Clara. Il y en a deux, l’ancien et le nouveau – comme les testaments. L’ancien date du moyen-age et c’est pourquoi il m’intéresse. Mais, construit trop près de la rivière, il a été sujet à de nombreuses inondations et reconstruit un peu plus haut sur la colline. Colline de l’autre coté de la rivière, en face celle de Coïmbra. J’ai eu un peu de mal a le trouver ce vieux monastère ! Et mes efforts n’ont pas été récompensés, puisqu’il est fermé pour cause de rénovation ! Je passe devant le « nouveau monastère » qui date du 18ème siècle. Et je n’en peux plus du 18ème siècle ! Comme il n’a pas l’air attrayant, je zappe ! Je repasse par ma chambre pour régler encore des problèmes administratifs avec mon « provider ». Il est 14h, le « Museu Nacional Machado de Castro  » ouvre ses portes, je m’y rends. La visite débute par le cryptoforium. Quésako ?

Aéminium, le nom de Coïmbra au temps des romains, fût fondé au début de notre ère près de Conimbriga. Mais c’est une colline, et pour bâtir le forum près du croisement stratégique des décumanus et cardo maximus, il fallait aplanir. A l’époque, on terrassait, on remblayait. Mais l’ingénierie romaine, bien aidée par l’invention du mortier, a permis de construire des surfaces planes gagnée sur la pente grâce au cryptoforium. Des cryptes capables de soutenir le cœur de la ville qu’était le forum. Il était accessible et servait aussi de stockage. Il existe plusieurs de ces cryptoforium dont un à Arles et un à Reims. Celui-ci a été rallongé six fois d’Auguste à Constantin ! La visite est absolument bluffante !

Mais l’ingénierie romaine, bien aidée par l’invention du mortier, a permis de construire des surfaces planes gagnée sur la pente grâce au cryptoforium.

Je passe à la cafétéria me sustenter d’une salade de thon avant d’entamer la visite des collections permanentes du musée. Ce musée est superbement fait, c’est aéré, bien éclairé. Les œuvres sont magnifiquement mises en valeur.

L’itinéraire débute par le département de sculpture. De l’antiquité au 18ème. Une partie du gracieux cloître de São João de Almedina est reconstituée. De superbes albâtres de l’école anglaises … J’ai vu aussi les impressionnantes figures en terre cuite de la Cène réalisées par le Français Hodart entre 1530 et 1534. Dont je n’avais jamais entendu parlé !

J’ai « piqué un sprint » pour passer les peintures religieuses du 18ème. Vient l’espace « céramique ». Encore des trésors antiques, médiévaux ou plus tardifs. J’ai adoré une collection d’azulejos anciens !

Plaque héraldique en azulejos primaire de Séville datée de 1520. La taille est de 30 cm de coté environ

Je me suis attardé sur les salles d’orfèvrerie. Des choses magnifiques sont exposées ici dont cette « vierge à l’Enfant » de 60 cm de haut en or et en argent, datée de 1300 !

Vierge à l’Enfant de 1300.

Puis des salles de mobiliers, d’habits sacerdotaux … évidemment.
Voilà, et comme ce n’est pas le Louvre – au point de vue de la taille – j’étais de retour à ma chambre à 16h30 ! Quand je vous dis que c’est une journée « pépère » !

Les photos du jour

Chouette Coïmbra !

J’espérais beaucoup en cette ville historique et universitaire et c’est pourquoi j’avais réservé deux nuits ici. Je n’ai pas été déçu à tel point que je vais rester une nuit de plus, je vais vous expliquer pourquoi ! Pourtant, le départ était moyen ! Puisque mon établissement ne sert pas de petit-déj’, je me « pointe » à la patisserie/bar d’à coté à 08h40. Et là, on me fait savoir qu’il est un peu tôt ! Tout n’est pas encore sorti du four !! A presque 09h !! Bref, j’ingurgite des pâtisseries avant de rejoindre la « Sé Nova » – ou nouvelle cathédrale – grâce aux indications de Gogol ! Ben, ce n’est pas la bonne église ! Je me remets dans le droit chemin, passe devant un aqueduc mais il n’est pas romain du tout ; il date du 18ème et monte au sommet de la colline qui sert de centre-ville historique à Coïmbra. Et je redescends de l’autre coté par des ruelles inimaginables, des escaliers improbables …

Dans les ruelles de la vielle ville de Coïmbra

j’adore ça ! Surtout en descente ! 🙂 Je visite la « praça do commercio », très jolie mais … en plein travaux. Il y a aussi une belle petite église romane qui est hélas fermée. Et je remonte la colline en passant par la « porte maure » qui régulait l’accès à cette quasi forteresse. Toujours par des ruelles pentues, je découvre des palais renaissance bien cachés.

Sous le palais … la porte renaissance

Et j’arrive à la « Sé Velha ». (la vieille cathédrale) Et c’est là que l’on reparle de Alphonse 1er, duc de Bragance, fondateur du Portugal ! Vous suivez ? Car c’est lui qui a financé cette édifice sur des plans d’un architecte français. (Rappel, il est de la lignée capétienne de BOURGOGNE !). Les temps étant peu sûrs, les maures menaçants, la cathédrale devait servir de refuge en cas d’attaque, d’où son aspect de forteresse. Quel bonheur de retrouver un peu de sobriété dans l’architecture romane !

Bâtie au XIIe siècle, la cathédrale de Coimbra est considérée comme le plus bel exemple d’architecture romane du pays.

Puisque l’édifice date du 12ème. Le cloître est joli aussi. Et comme à chaque fois, je me retrouve confronté au défi de photographier un cloître ! Pas simple ! Et je continue mon ascension vers le haut de la colline où je trouve la Sé Nova qui n’a aucun intérêt. Et me voilà enfin devant THE musée of Coïmbra. A visiter en priorité. Le musée Machado de Castro !  Il est fermé le lundi ! Oups ! Pire, il n’ouvre demain qu’à 14h00 ! Je commence à penser qu’il va falloir que je revienne demain, car de plus, il y a encore beaucoup à faire à Coïmbra ! Je me trouve aussi dans le quartier universitaire, de la fameuse et séculaire université de Coïmbra. Je visite le musée universitaire des sciences. Une collection d’instruments de physique datant de 1 ou 2 siècles et une suite interminables d’animaux empaillés pour les étudiants en sciences naturelles. Et je me rends au « saint des saints », le cœur historique de l’université. C’est une magnifique esplanade, baignée de soleil, entourée de bâtiment des 16ème et 17èmes siècles.

Les bâtiments datent des 16 et 17èmes siècles.

Un statue impressionnante de Jean III qui rapatriât ici l’université un temps déplacée à Lisbonne. S’y trouve également une chapelle (bof bof), le palais de l’administration, et une splendide bibliothèque. Au sous-sol de laquelle se trouve une prison pour les étudiants tricheurs ou voleurs !

Voilà, il est 13 heures. Je déguste un yaourt glacé qui me servira de déjeuner en faisant l’état des lieux encore à visiter. Pas de doute, il y a largement de quoi occuper toute la journée de demain ! Je redescends donc à « ma chambre », envoie un sms à mon logeur et paie une autre nuit. 14 heures … le temps d’aller visiter les ruines romaines de Conimbriga à 20 minutes en voiture de là. Une ville immense, occupée du 1er siècle avant notre ère jusqu’au 3ème siècle. C’est peu photogénique, mais je suis toujours admiratifs de ce que cette civilisation à élaboré il y a 2000 ans ! Et les mosaïques ! Quelle splendeur !

Retour pour le numérique à 16h00 … ben non, ce sera 16H30, le temps de trouver une place (sur un trottoir) pour la voiture !

Et puis encore 14 kilomètres de parcourus aujourd’hui, repos bien mérité !

Les photos du jour

Adieu Porto

C’est sous un petit crachin que je quitte Porto vers 09h30. Il y a bien une promenade à faire quelques kilomètres au sud, sur le bord d’océan … j’abandonne l’idée. Surtout qu’à Aveiro, où je me rends, il y a aussi une ballade a effectuer. J’arrive donc à Aveiro une petite heure plus tard. Puisqu’il fait grand beau, je décide d’aller faire la ballade autour de la lagune. En fait de ballade, c’est une piste cyclable dans un milieu semi urbanisé. Pas du tout la découverte d’un milieu humide que j’escomptais. Et c’est ainsi que je reviens au centre d’Aveiro vers 10h45. Premier challenge : trouver à se stationner, mais cette fois, la municipalité a aménagé une vaste parking à deux pas du centre. Puis je fonce au marché aux poissons … qui n’a pas lieu le dimanche ! Grrrr

Deuxième chose importante à voir à Aveiro, le musée Santa Joana. Une infante de la couronne qui vécu dans un couvent avant d’y mourir à 38 ans en 1490. Elle a été béatifiée en 1693. Belle surprise que ce musée ! Je ne vous ferai pas le détail, mais parmi les œuvres surchargées et pleurnichardes du 18ème, de très jolis polychromes des 16èmes et même 15ème siècle. Et puis, le bâtiment lui-même est extraordinairement conservé !

Les régles d’isolement empêchaient tout contact des nones avec les fidèles. Les stalles supérieures du choeur étaient un espace sacré où les religieuses pouvaient se réunir pour assister à la messe à travers la grille et accomplir leurs devoirs religieux.

A 13h00, puisque Aveiro est pompeusement nommée la Venise « du coin », je monte dans une « lancha » pour touristes faire la visite de la ville sur l’eau. Totalement bidon ! Heureusement que Elsa, la guide, nous a bien fait rire.

Sur les canaux d’Aveiro

Et c’est reparti ! Mais plutôt que de passer par Figueira Da Foz, je décide un petit détour par la renommée « praia de Mira ». La végétation maigre, les épineux, les longues lignes droites et la plage immense … ce sont Les Landes !! Une magnifique lumière, les embruns … un bon moment !

Praia de Mira

 

Et à 16h00 je prends possession de ma chambre (chambre d’hôtes) pour faire les heures de numérique. Nous sommes dimanche, fin de la deuxième semaine !

 

Les photos du jour

Recap’ de la semaine 2

Je me sens pluvieux

La météo ayant prévu un temps variable ce matin et pluvieux cet après-midi, je me suis levé une heure plus tôt pour être dans mon métro favori à 8h30. J’ai ré-téléchargé l’appli « Moovit » sur mon téléphone, ce qui me permet de me rendre au mieux en transport en commun au quartier de l’Alfurada. Le quartier le plus aval sur la rive sud du Douro. C’est donc, en fait, à Vila Nova de Gaia. Le bus me dépose tout en haut du quartier. La vue est très sympa, le ciel est encore lumineux.

Le quartier Afurada, à l’embouchure du Douro

Ce quartier, à peine à l’écart, n’est que peu visité par les touristes. A défaut d’être totalement typique, c’est agréable de trouver le calme des petites rues pavées. En ce samedi matin, c’est jour de marché sur les quais. Juste en face, des halles toutes neuves accueillent les produits frais et bien entendu (je suis venu pour ça) le marché aux poissons.

Le marché aux poissons du quartier Afurada

Le coté neuf, métallique, carrelé de l’endroit enlève beaucoup de charme. Je discute un peu avec une marchande de poissons dont la fille est installée à Nîmes. Par hasard, je trouve le lavoir public qui fait aussi parti de la visite. Ce sont deux femmes qui en sortent avec des cuvettes pleines de linge qui attirent mon attention. Moi qui m’attendais à trouver un bâtiment antique … il date de 2003 !!

Je poursuis ma flânerie sur la marina. Nous sommes à marée basse et donc les pontons sont au bas des pylônes. Rien d’extraordinaire, mais j’ai toujours aimé l’esthétique des bateaux, le bruit des câbles qui claquent et le cri des mouettes. La marina est installée sur les rives du fleuve à quelques centaines de mètres de l’océan.

Grace à Moovit, je trouve le bus qui m’amène sur la côte atlantique. Parce que je n’ai pas encore vu l’océan depuis que je suis à Porto ! Le quartier s’appelle Foz de Douro. Une belle avenue sert de front de mer avec ce charme désuet des stations balnéaires. Cette fois, le temps est maussade et cela donne un coté « spleen » à cette promenade. C’est samedi, il y a beaucoup de joggeurs, malgré la météo peu favorable.

Le bord de mer à Foz de Douro

En poursuivant plein sud ce front de mer, j’arrive à l’ancien fort ainsi qu’au phare au bout de sa jetée qui délimitent l’embouchure du Douro. De l’autre coté, malgré la visibilité réduite, je peux apercevoir le quartier ou j’étais il y a une heure ! Je m’avance sur la jetée pour profiter des vagues spectaculaires sous un ciel de plomb.

C’est dans le bus qui me ramène à la station de métro « casa da musica » que la pluie commence à tomber fort. J’entre donc dans ce bâtiment étonnant un peu avant midi pour apprendre que la prochaine visite est à 16h00 !! En Portugais, parce que c’est le week-end ! Jamais je n’aurais imaginé qu’il n’y avait qu’une visite le matin et une visite l’après-midi, sinon, je me serais renseigné plus précisément hier ! Banane !

Fort désappointé, j’avise un troquet pour manger une salade au poulet. Je prends mon temps car il pleut des cordes ! Bon cela ne se calme pas, heureusement que j’avais prévu les vêtements de pluie et le parapluie ! Je retourne au métro pour rallier ma chambre vers 15h00. Une petite sieste s’impose. Parce que ces visites urbaines, c’est quand même environ 10 kilomètres à pied tout les jours !

Il est 18h00, il pleut toujours …

Les photos du jour

Porto ne m’a pas plus impressionné que ça. Bien sûr, j’y suis resté peu de temps, peut-être faudrait-il prendre plus de temps pour l’apprécier d’avantage. Demain, cap au sud le long de la côte pour être, peut-être, le soir à Coïmbra

Deuxième jour à Porto

Presque comme un habitué, je reprends le métro vers 9h30 en direction du centre. Hier après-midi, je m’étais « gardé » 2 incontournables de Porto (dixit les « guide-books »), c’est à dire le Museu da Misericórdia do Porto ou MMIPO pour les branchés, et le palais de la bourse. Le premier nommé est un musée en l’honneur d’une institution caritative historique. Genre hospice pour les pauvres. Je vais garder pour moi ma colère, pour vous dire juste que c’était moche …

Le palais de la bourse était beaucoup plus intéressant. Même si pour ne pas attendre 45 minutes la visite en français, je me la suis « tapée » en espagnol ! Bon, c’est un palais à la gloire du capitalisme, certes, mais un bel édifice néoclassique de la fin du 19éme. Après des salles assez spectaculaires, la visite se termine par l’acmé … la salle de bal !

La salle de bal, dite Salão Árabe (salon arabe). Son fin décor mauresque de stuc est recouvert de 18 kg d’or.

Une salle de reception décorée en style mauresque. Très impressionnant ! J’ai ensuite flâné dans le quartier de Miragaia arrosé parfois par une petit « drache » de quelques minutes.

Vue sur le Douro … au fond, c’est l’Atlantique.

Juste de quoi faire briller les pavés ; j’adore les pavés qui luisent ! Un joli parc, des rues commerçantes et je suis arrivé au très joli parc du palais de cristal. Une juxtaposition de parcs plutôt, qui s’étagent au dessus du Douro, offrants de belles perspectives.

Vue sur le Douro depuis les jardins do palacio de Cristal

Puisque je suis sorti du Porto historique, j’en profite pour allé voir le « mercado Bom Sucesso », un bel exemple de réhabilitation moderne sur des halles datant des années 40. C’est un temple dédié à la restauration quotidienne, fréquenté par les travailleurs des bureaux alentours.

Le remarquable édifice aux lignes courbes, moderne et inondé de lumière, recèle un marché alimentaire, une aire de restauration, des cafés et un bel hôtel design, l’Hotel da Música.

Le choix de nourriture est étonnant, chacun achète son plateau repas et le déguste sur place, ou à l’extérieur. J’en fais autant, avec une assiette de chorizo grillé et un verre de vin rouge. Ben oui, je suis à Porto quand même ! Ce n’est pas désagréable de se retrouver parmi les portugais plutôt que les touristes. Mon trajet retour passe par la « casa de musica », bel édifice moderne. Je prends un peu le bus dans le mauvais sens avant d’arriver à ce bâtiment étrange. J’ai du mal à comprendre que pour le visiter, il faut suivre un groupe guidé. Et le prochain est dans une heure ! J’abandonne. Je retenterai demain !

Les photos du jour

J’ai failli ne pas aimer

 

J’ai du mal « a décoller » ce matin ! Un super petit-dej’ me donne la pêche et à 9h30, je suis au terminal de métro à 150 mètres de l’hôtel. C’est en fait un super tramway ! J’achète 1 billet aller et c’est parti ! C’est parti pour 25 minutes de transport … pour faire 7 kilomètres … J’arrive à la grosse gare de correspondance de « Trinidade » et achète sans peine un billet illimité pour 3 jours. Je suis avec le smartphone une ballade qui m’a l’air complète et répondre à mes goûts.

Pour commencer la journée avec un peu d’humour !

Premier étape ; le marché de Balhao ! Ben … heuuuu … c’est un bloc tout effondré en complète restructuration ! Déjà, ça c’est raté, moi qui adore les marchés ! La visite se poursuit dans des rues commerçantes qui ne « m’enflamment » pas vraiment. Puis la chapelle de Los Almas m’étonne par sa surcharge d’azulejos extérieurs.

Chapelle das Almas du 18ème. En 1929 la façade a été couverte d’azulejos de Viuva Lamengo par Eduardo Leite.

L’intérieur est à c…. ! A peine plus loin, vient l’église Sao Ildefenso. Remarquable elle aussi, uniquement pour ses azulejos. Pour compléter, le clou du spectacle, c’est la gare Sao Bento ! Le hall est à voir absolument pour ses azulejos spectaculaires ! Je n’en avais jamais rien vu de pareil depuis Seville ou la « casa de azulejos » de Mexico !

C’est peut-être le moment d’un petit briefing sur le azulejos :

Le mot « azulejo » vient de l’arabe al zulaydj, زليج, « petite pierre polie ». Il s’agissait au départ d’imiter les mosaïques romaines, assemblages de « petites pierres polies ». Le mot « zellige », technique de revêtement utilisée en Afrique du Nord, a la même étymologie. La technique de l’émail stannifère (avec de l’étain) opaque fut apportée par les berbères lors de leur occupation. Les premiers azulejos figuratifs sont peints à Séville vers 1500 par Francesco Niculoso, potier italien originaire de Pise. La chapelle de l’Alcazar de Séville ou le retable du monastère de Tentudia sont des exemples encore visibles de panneaux d’azulejo de Niculoso. Cet art du carreau de faïence décoré se développera ensuite dans toute l’Espagne,  puis au Portugal. En parallèle, l’usage de carreaux de faïence décorés s’est développé en Flandres, d’abord à Anvers autour de 1500, puis à Delft.

La Sé catédrale, qui ressemble à une forteresse ne m’a pas enthousiasmé non plus, sinon une belle vue en haut des tours …

A ce stade, j’étais un peu morose. Mais, c’était avant de traverser le Douro sur le pont Luis 1er Pont à deux étages ; celui du haut est emprunté par les métro/tramways et celui du bas par les automobiles.

Le pont Luis 1er. On peut voir les 2 étages !!

La vue est vraiment sympa, et l’on découvre, sur la rive sud du Douro, le quartier Vila Nova do Gaia où sont regroupés tout les chais de producteurs de Porto. Impressionnant ! Après avoir ingurgité un sandwich, je suis des petites rues qui me descende du haut du pont aux rives du Douro. Ça sent toujours le vin par ci, par là. Les grosses maisons rivalisent pour faire de leur établissement un lieu où

  • on vend
  • on deguste
  • on mange
  • on fait des colloques
  • on propose des croisières sur le fleuve

Le tout est absolument charmant, chaleureux et pas trop envahi de touristes. Par le pont bas, je repasse au nord du fleuve, quai Ribeira. C’est magnifique, mais cette fois il y a du tourisme massif !

Quai Ribeira

J’admire les anciennes caves le long des quais avant de finir ma journée à l’église Sao Francisco. Le baroque extrême ! Tout ce que je déteste, mais qu’est-ce que c’est impressionnant ! En prime, il y a des catacombes ! Une vitre installée dans le sol permet de voir l’entassement d’ossement !

Voilà, il me faut une heure pour rejoindre mon hôtel et m’atteler au boulot numérique !  (sans parler de mon « provider » qui me fait des misères !)

 

Les 39 photos du jour.

Journée sans …

Mon parcours du jour prévoyait un détour entre Guimaraes et Porto par le parque natural do Alvao. Histoire de prendre l’air. Donc 1 heure et demi de route supplémentaires et me voici à pied d’œuvre à Lamas do Olo. J’avise une épicerie locale pour acheter fruits et gâteaux et me voilà parti pour les 14 kilomètres de la ballade. Il est 10h20. En fait, c’est exactement le même décor que dans le parc de Montésinho ! En moins bien ! Après des jours de visites urbaines et avant Porto, ça fait du bien de prendre l’air surtout que la météo est super. De jolis points de vue … et c’est tout.

Ballade dans le Parque Natural do Alvao

Ça ne valait quand même pas de faire 2 heures de détour pour ça ! Donc, je décide de rallier Porto, vu qu’il est 13h30. Juste en quittant Lamas do Olo, je remarque des résineux entaillés pour la collecte de la résine. Pratique d’une cruauté pour ces arbres ! 🙂 Je plaisante !

Recolte de la résine près de Lamas de Olo

A 16h à Porto, les difficultés arrivent. D’abord quelques « bouchons » et ensuite pas mal de difficultés pour trouver les hôtels sélectionnés dans le centre-ville. En fait, les vrais hôtels sont à 80€ minimum, en dessous, ce sont des chambres ou des B&B et il n’y a personne pour me montrer une chambre. Un guest-house me montre une chambre minable à 55€ avant que je n’apprenne que ma voiture est un énorme handicap. La journée, il faut ravitailler le parcmètre toutes les 2  heures … ou payer 18 € la journée dans un parking souterrain ! Las, je décide de m’éloigner du centre sur la ligne de métro qui mène au port, à 6 kilomètres. Je trouve un hôtel correct pour les prochaines nuits, il est 18 heures, raz le bol !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Les 4 malheureuses photos du jour

WAMBA super jardinier !

Le peu que j’ai pu voir de Guimaraes hier soir, m’a déjà beaucoup plu. Ce matin je pars donc à la découverte du centre historique. berceau des ducs de Bragance. Je débute par la spectaculaire visite du palais des ducs, construit en 1401. Salazar, bien mégalo, en avait aussi fait une de ses résidences. La restauration est très bien faite, le mobilier discret.

Palais des ducs de Bragance : l’antichambre

Cerise sur le gâteau, avec un QR code à l’entrée de chaque salle, on obtient toutes les explications sur son smartphone ; quelle belle idée ! Juste à coté, je visite aussi le château médiéval, construit en 1100. Le château était donc tout neuf quand y naquit en 1109 le futur Alfonso 1er. Rappelez-vous ! Le capétien de la 8ème génération issu de la maison de Bourgogne ! Ce n’est que pour ceux qui ont suivi mes articles depuis le début (Bragance).

Donc, un beau château fort comme je les ai toujours imaginés dans l’enfance. Donjon, chemin de ronde, créneaux, mâchicoulis … tout ça, tout ça !

Je flâne ensuite dans le vieux centre. Pas aussi charmant que celui de Braga, mais vraiment bien. Et c’est là qu’intervient Wamba le jardinier ! Je la fais brève ; 3ème siècle, les wisigoths venus de la mer noire s’installent au sein de l’empire romain. Depuis leur capitale, Toulouse, ils s’installent dans la péninsule ibérique qu’ils « perdent » en 507 à la bataille de Vouillé. Ils leur restent la Galice et le nord de l’actuel Portugal. Wamba (633-688) se bat contre les Suèves pour conserver ce territoire. Après sa victoire, il enfonça sa lance dans le sol près d’un olivier et refusa de régner à moins que le bois de sa lance ne donne naissance à un arbre. Ce qui arriva, selon la légende.

« Y’a pas rien là ? ».

Wamba est considéré comme le dernier roi wisigoth. Ce kiosque concrétise l’endroit exact de ce fait d’arme !

 

Après un passage par ma chambre, il me reste du temps et je décide d’aller visiter un oppidum datant d’avant l’antiquité : Citania de Briteiros. Quelle belle surprise ! Jamais je n’avais visité une ville pré-antique aussi bien conservée ! C’est magnifique d’avoir d’aussi beaux vestiges de ces temps où les hommes ont inventé l’urbanisme. Un plan de ville bien réglé autour de deux axes principaux qui font déjà penser aux décumanus et cardo maximus !

Les restes de la maison commune.

Il y avait même déjà des bains … sous l’influence de romains sans doute, puisque la ville fût abandonnée au début de l’ère chrétienne.

Et voilà … c’est tout pour aujourd’hui !

Les photos du jour

Au Frais !

Comme prévu, il fait « gris gris » ce matin ! Je suis seul dans ce grand appartement, ça fait bizarre ! Je me fais mon petit-déjeuner, je laisse les clés sur la table et claque la porte. J’arrive à la voiture et là, surprise ! Non seulement il ne fait pas beau, mais il a plu … du sable ! Sur mon auto fraichement lavée ! Trop injuste ! Sniff. Donc, retour derrière le volant après 36 heures.

Hier soir, j’ai pris le temps, beaucoup de temps, pour comprendre comment fonctionnent les autoroutes portugaises. Je sais que je suis déjà passé sous des portiques et qu’il va bien falloir trouver une solution. La plus simple, c’est d’acheter une carte pré-payée à la poste. Celle de Viana, à coté de « chez moi » n’ouvre qu’à 9h00. Je pars donc en direction de Barcelos … par une autoroute payante ! Cette fois il y a une voie spécifique, dans une station service, pour permettre aux étrangers de payer ! ce qui fût fait. Arrivé à Barcelos, je me gare sur l’immense parc du marché, à coté de la poste. Il fait 22° ! Ca change des 38° d’hier !Il y a une heure de queue ! Je visite donc Barcelos, ce n’est pas bien grand ! C’est une ville sur le chemin traditionnel de Compotelle. Je dis « traditionnel » car avec le temps, de nombreuses variantes sont apparues (ici, comme ailleurs) comme le chemin qui suit la côte atlantique. Il y a donc des auberges dédiées et une belle église.

Igreja Matriz de Santa Maria Maior à Barcelos

Le petit centre-ville historique est  tout joli !

Largo do Apoio à Barcelos

Je repasse par la poste (CTT) où la queue c’est évaporée. Une préposée charmante m’explique bien tout … je vais pouvoir être tranquille !

Et je repars pour quelques kilomètres vers Braga. Par l’autoroute ! Que je me trompe de file ! En fait, il y a 3 sortes de files, je ne sais pas laquelle prendre ! On verra à l’usage.Braga donc ! Je ne suis pas là pour vous expliquer l’importance historique de la troisième ville du Portugal. Mais que c’est joli ! La ville mérite sans plus que les 5 ou 6 heures que je lui ai consacré. J’ai fait des choix. D’abord la

Rua Dom Paio Mendes et la Sé catédral de Braga

« Sé catédral » ou cathédrale épiscopale, parce que c’est la plus ancienne du pays. Son édification première date de 1070 ! Si l’édifice est trop remanié pour briller par sa cohérence architecturale, il est a noter que c’est ici, sur les superstructures dominant les tours, que l’architecte du monastère des Hiéronymites de Belem (Lisbonne) a fait ses classes !

Comme souvent, à  la cathédrale est adjoint un musée du trésor. Celui-ci est splendide ! Bien entendu, il y a les objets « qui servent de voiture », mais surtout des madones médiévales, des ivoires somptueux et j’en passe.  Après avoir alimenté mon estomac et le parcmètre limité à 2 heures, je continue ma flânerie dans cette ville coquette à la recherche d’une fontaine datant du 1er siècle ; A fonte de idolo ou la fontaine de l’idole. Elle est protégée sous un bâtiment métallique … ça gâche un peu l’émotion ! Les interprétations divergent, mais il est admis que cette fontaine serait dédiée à la déesse de la fortune ; Nabia.

Fontaine de l’idole : ruines d’une fontaine du 1er siècle dédié à Nabia.

Pour rester « dans le romain », je vais ensuite visiter les ruines de thermes découverts en 1977. Ils datent du 2ème siècle, mais sont très endommagés. Il faut faire un gros effort d’imagination !

Plus qu’a aller prendre possession de ma chambre à Guimaraes, à quelques 20 kilomètres de là !

 

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