11 septembre ; marathon pour une dernière !

Prêts à 8 heures ! Comme demandé par Rustam … et donc, nous partons à … 10 heures, comme d’hab !

Nous quittons nos hôtes et bien évidement, c’est difficile parce que nous sommes restés deux nuits ici. je je répète, c’est ce pourquoi nous avons choisi ce type de voyage. Pour tisser des liens avec les locaux et ce n’est possible (et encore !) que si l’on reste un peu plus que quelques heures.

Évidement, Philippe n’est pas sur la photo puisqu’il tient l’appareil !

Très vite, nous montons le premier col, juste derrière notre installation, dans la neige.

Si vous regardez la carte du tracé ci-dessus, vous verrez que nous cheminons peu ou prou sous une ligne de crête à notre gauche. Toujours à plus de 3.000 mètres d’altitude. Nous passons des cols, des crêtes, suivons des sentiers improbables que seul Rustam a déjà pratiqué.

Le profil nous permet d’avoir presque toujours une vue dégagée absolument splendide. Et Rustam est très fier ne pouvoir nous faire profiter de ses panoramas extraordinaires.

Mais ce n’est pas toujours de tout repos. Nous passons un col difficile avant le repas, à presque 4.000 mètres, mais le plus rude est à venir ! Surtout pour les chevaux ! Nous passons en effet par des pentes abruptes où les chevaux peinent énormément, que l’on soit à pied à leurs cotés ou en selle. Je sens le cœur de « Roger » battre à tout rompre entre mes jambes. Inutile de le solliciter davantage, il s’arrête tout les 30 pas pour reprendre son souffle. Et il repart sans que je le sollicite, il sait qu’il doit passer par ce col … Je souffre pour lui ou je souffle autant que lui quand je marche à ses cotés, encore à presque 4.000 mètres. Il est déjà 16h00. Les descentes se font parfois à pied, dans la neige ou dans des éboulis de schiste délicat mais les vues sont magnifiques !

Ce parcours délicat ne nous permet pas de faire des moyennes horaires extraordinaires ! En fait, nous restons en deçà des 3 km/h ! Et après le deuxième col à presque 4.000 passé à 16h00 nous faisons une très longue traversée à flanc de montagne avant d’arriver en haut de la dernière descente … à 18h00 …

Nous allons descendre jusqu’au rond puis suivre la vallée pendant des heures ! Les 3 dernières heures à la clarté de la lune

 

Il suffit de descendre jusqu’au rond et prendre la vallée vers la droite.  Sauf que la vallée en question, nous allons la suivre pendant plus de 10 kilomètres ! Les erreurs de communication satellite de la veille font que le véhicule attendu n’est pas au rendez-vous. J’ai arrêté le GPS à 20h00 quand la nuit est tombée. Mais nous avons chevauché encore 2h½ ! De nuit ! Avec un beau clair de lune, certes ! Avantage ; nous avons expérimenté le galop de nuit ! Mais plus de 12 heures à cheval, c’est long ! Très long ! Et j’en reviens à la première phrase de l’article ; nous étions prêts à 8 heures à la demande de Rustam et nous sommes partis à presque 10 heures ??????????? Alors, les esprits s’échauffent, sans aucune information, Aïnazik tente de gérer les énervements en proposant d’établir le camp entre la route empierrée et le ruisseau. C’est à ce moment, que, finalement, nous retrouverons enfin notre minibus pour poursuivre la route jusqu’à Osh où nous arrivons au milieu de la nuit.

 

Les photos du jour.

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