10 septembre ; repos forcé.

La nuit a été agitée, venteuses. Puis très calme, et au réveil, je crois reconnaitre cette ambiance aux bruits feutrés. J’ouvre la fermeture à glissière de ma tente pour vérifier … et voilà ! J’avais raison !

J’enfile mes habits à l’odeur tenace de mélange de fumée et de « barbaque » grillée. Je range toutes mes affaires, je fais mon sac et fonce à la yourte pour le petit-déjeuner. Je me demande comment va se passer la journée à cheval dans cette grisaille et dans la neige. La réponse arrive vite : impossible de franchir les cols, donc aujourd’hui, on ne bouge pas !

Puisqu’il en est ainsi, premier réflexe ; se débarrasser des odeurs du barbecue ! Je retourne donc à ma salle de bain d’hier pour faire trempette dans le ruisseau ! Et en glissant dans la neige, j’ai failli m’y étaler de tout mon long !

Merci à Philippe pour le cliché …

La journée s’écoule donc sans hâte à scruter l’évolution du ciel entre entre les corvées coutumières.

Préparation du repas sous la yourte

Les jeux de cartes pour faire passer le temps

L’après-midi, le ciel s’éclaircit et nous permet quelques ballades aux alentours

La soirée est riche d’enseignements. Notre désir légitime d’informations précises sur le programme à venir se heurte à l’honneur et l’orgueil de l’équipe kirghize. Nous apprenons quand même que sur les 2 jours de randonnée qui nous restent à effectuer, nous n’en feront qu’une. Impossible de savoir pourquoi, impossible de savoir si cette journée sera longue … Rustam, chef des palefreniers et guide, fini par avouer que ce serait bien que l’on soit prêt à 8 heures. Et finalement, nous apprenons que l’équipe doit respecter les dates prévues et arriver demain soir, quoi qu’il en soit. Parce qu’ils n’ont que deux jours payés pour leur retour à Tash-Rabat. Pour faire en sens inverse les 7 jours qu’il nous a fallu à l’aller ! Ils avouent que 3 jours leur est nécessaire. Je suis écœuré. Il y a TOUJOURS un ou deux jours « tampon » prévu à la fin de chaque trek que j’ai effectué jusque là. Justement, pour parer aux aléas climatiques. Cela c’est avéré très judicieux à la fin du trek du Mustang par exemple.

Mais là, je suis parti avec un organisme éthique et responsable … qui pousse ses intervenants locaux à la faute pour ne pas les payer un jour de trop !! Mort de rire ! 🙁

 

Les photos du jour

 

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